‹ Le monastèreChapitre 7 sur 247 · HÉPONSE DE L'AUTEUR DE WAVERLEY · texte numérisé non relu

HÉPONSE DE L'AUTEUR DE WAVERLEY

qu'il doit en penser. Je dédaijjne d'employer des arjj^iimens et des menaces ; mais vous ne j)Ouvez vous empêcher de sentir que, puisque d'un côté vous m'èles redevable de votre existence littéraire, de l'autre , vous êtes entièrement à ma disposition. Je puis, suivant mon bon plaisir , vous priver de votre annuité, faire disparaître votre nom desreg'istres de la demisolde; que dis-je! même vous metlre à mort, sans avoir à me justifier devant qui que ce soit. Voilà parler clairement à un homme qui a sei^vi pendant toute la guerre; mais je suis sûr que vous ne vous fâcherez de rien de ce que je vous dirai.

Maintenant, mou cher monsieur, il s'aji'it de nous mettre à l'ouvrajje, et d'arranger aussi bien que nous le pourrons le manuscrit de votre bénédictin, pour l'adapter au goût de ce siècle de critique. Vous trouverez que je me suis amj)lemenl prévalu de sa permission j)our changer les ])assages (jui |)a~ raissaient trop favorables à l'Eglise de Rome, que je déteste, ne fut-ce qu'à cause de ses jeunes et de ses pénitences '.

Notre lecteur est sans doute impatient , et il faut convenir , avec John Rungan - que

Nous l'avons trop loiig-tcinps rctetm dans le porche , Et privé du soleil au moyen d'une torehc-*.

Adieu donc , mon cher capitaine ; veuillez présenter mes respectueux hommages au curé, au maître d'école, au bailli et à tous les amis de l'heureux club du village de Kennaquhair. Je n'ai jamais vu et je ne verrai jamais aucun d'eux , et néanmoins je crois que je les connais mieux que qui que ce soit. Je vous ferai bientôt entrer en connaissance avec mon joyeux ami, M. John Rallantyne de Triûity-Grove '♦, que vous trouverez encore tout échauffé de sa petite escarmouche avec un de ses confrères. Que la paix mette fin à leurs inimitiés ! C'est un métier dans lequel le courroux s'enflamme aisément ^, et le genus irritabile comprend la race des vendeurs aussi bien que celles des faiseurs de livres. Adieu encore une fois. L'auteur de Waverley.

' Tout ce passage a été omis par M. Def.iuconpret, page 38. — = Auteur du Pilgiine's progress, poème estimé. — 3 Cette traduction, bien que triviale et burlesque, reproduit mot pour mot les deux vers anglais, que M. Defauconpret a passés sous silence. — 4 Imi>rimeur des romans de Walter Scott à Edimbourg. La querelle dont parle l'auteur est relative au roman du Cliciteau de Pontefract précité. — ^ l'iirase omise par M. Defauconpret. a m.

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