CHAPITRE XII
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M 11 y a quelque chose dans cette ancienne superslitioi» « qui , tout erronée qu'elle est , plaît à mon imagination. «La source qui, avec ses mille bouitlonnemens purs <c comme le cristal, sort du sein de quelque rocher désert, « dans'une secrète solitude, peut bien être regardée comme « la demeure de quelque chose de plus pur, de plus ratTmé « et de plus puissant que nous.»
Ancienne comédie.
Le jeune Halbert Glendinning eut à peine prononcé les vers mystiques, que , ainsi que nous l'avons dit à la tin du dernier chapitre, une apparition, comme d'une belle femme , vêtue de blanc, s'offrit à quebjues pas de lui. Dans le moment, la terreur l'emporta sur le courage qui lui était naturel, aussi bien que la ferme résolution qu'il avait prise de ne pas se laisser effrayer une troisième fois parla figure qu'il avait maintenant vue deux fois. Mais on dirait qu'il y a quelque chose qui fait tressaillir notre nature , et la fait reculer devant le sentiment de conviction où nous sommes que nous nous trouvons eu présence d'un être, extérieurement semblable à nous, mais tellement différent dans ses facultés et dans sa nature, que nous ne pouvons ni concevoir ses desseins, ni calculer ses moyens de parvenir à leur accomj)lissement ^
Halbert gardait le silence et pouvait à peine respirer; ses cheveux se dressaient sur sa tête ; sa bouche était ouverte ; ses yeux étaient fixes, et comme unique preuve qui restât de la ferme résolution dont il avait essayé de s'armer, son épée était dirigée vers l'apparition 2. Ala fin, la dame blanche, car c'est par ce nom que nous désignerons cet être, chanta, ou plutôt fredonna, avec une voix d'une douceur ineffable, les vers su i vans :
Jeune drille aux yeux noirs, ]>ourquoi m'appelles-tu? Pourquoi venir ici tout tremblant, abattu?
•Tout ce paragraphe, comprenant seize lignes de texte in-i2,a été omis dans la yersion de M. Def'auconpret, page i55. — * Omis par M. Defauconpret, depuis «et comme unique preuve, etc.» a. m.