CHAPITRE XIII
Ca Diôite îiu meunin*.
uLe meunier était un homme fort et robuste ; l'altaquer « n'était pas un jeu d'enfant; dix hommes ne l'auiaicnt « point osé : il savait trop bien enfoncer un crâne. » L'Eglise du Clirisl sur la verte pelouse.
Pocme écossais.
Le soleil était couché, comme nous l'avons déjà annoncé, lorsque Halbert Glendinning revint à la demeure de son père. Ou dînait à midi et l'on soupait une heure après le coucher du soleil ,àcetinstantderannée.Lepremierrepass'étaitpassé sans que Halbert parût; mais ce n'était |)as une circonstance extraor-dinaire,carla chasse ou d'autres passe-temps qui survenaient, rendaient Halbert peu exact aux heures; et sa mère, quoique fâchée et désap[)ointée de ne le pas voir à table, était tellement accoutumée à son habituelle absence, et savait si peu ce (|u'il fallait faire pour lui donner un peu plus de régularité, qu'une observation bourrue était presque toute la réprimande que recevait une telle conduite.
Cependant la colère de la dameElspeth fut plus grande que de coutume dans cette occasion. Ce n'était pas seulement à cause de la tête et des pieds de mouton, du haggis et du quartier de mouton encore dont sa table était pourvue ^, mais aussi à cause de l'arrivée d'une personne non moins importante que Hob Miller, ainsi qu'il était partout nommé, quoique le nom de cet homme fut Happer -.
L'objet de la visite du meunier à la tour de Glendearg était semblable à celles que des potentats se font faire l'un à l'autre par leurs embassadeurs, et dont la cause est moitié ostensible, moitié politique. En apparence , Hob venait visiter ses amis de Sainte-Marie, pour partager la joie commune parmi les habitans de la campagne, après qu'ils ont rempli leurs granges, et renouveler les anciennes amitiés par de nouveaux festins.
' Le haggis esl une espèce de pouding écossais cuit dans un estom.Tc de mouton.— ^ Happer vi-ut dire trémie d'un moulin; et tniUei\ meunier, a. m.