CHAPITRE XV
lequel je suis assis, ou que l'assletle de l)nls sur laquelle je uianjje ma {grossière nounllure. C'est pourquoi il ajouta eu se touruant vers Marie: «Ma tiès belle maîtresse, ou |iiutôt , comme je le disais avant, ma très charmante protection'.»
Marie Avenel était sur le point de lui répondre, quand Haliiert, s'écriant d'une voix ferme, altière et passionnée: «Non, le roi d'Ecosse, s'il vivait, n'en agirait pas ainsi avec moi !» la força à se jeter entre lui et l'étranger, disant: «Pour l'amoiade Dieu, Halbcrt, prenez garde à ce que vous faites.»
«N'ayez pas peur^ très belle protection, dit sir Piercy avec la plus grande tranquillité, que je sois provoqué par ce rustique et malappris jeune homme à faire, en votre présence, rien qui puisse compromettre ma dignité; car l'arme du canonnier enflammerait plutôt la glace que l'étincelle de la colère n'allumerait mon sang, tempéré ainsi qu'il l'est dans ce moment par le respect du à la présence de ma divine protection.»
«Vous pouvez bien la nommer votre protection, sire chevalier, dit Halbert; par saint André, c'est Je seul mot raisonnable que je vous aie entendu dire ; mais nous pouvons nous rencontrer où sa protection ne vous protégera guère.»
«Très belle protection, j)oursuivit le courtisan, n'honorant ni d'un rttjard ni encore moins d'une réponse directe, la menace d'Halbert irrité , sois sûre que ton affabilité ne sera pas plus émue des discours de ce rustre que la lune brillante et sereine n'est troublée des aboiemens du chien hargneux de la ferme, orgueilleux de la hauteur de son propre fumier,
' Il y a, dit Walter Scott, il y a dans les aneicniios pièces un grand nombre d'ex'cniples de -cette coutume bizarre et recherchée entre les personnes qui forment une étroite liaison, se distinguant l'une l'autre par des cpithètes affectée-^. Dans Everjrman qf/iis huiiiour, ontronvc une discussion amusante sur les noms les ' ))li's propres à resserrer le lien qui existe entre Soghardo et Cavalière Shift ; o-.ifnt par adopter ceux de contenance et de résolution. Xlc q^iisuit est mieux placé dans le discotirs d'Hédon , voluptueux courtisan de Cynt!Hci''s Novels. «Vous savez que je uomrae madame l'bilautia mou !ionneui\,et qu'elle m'appelle sou amhitlon. Maintenant, lorsque je la rencontrerai tout à l'heure, j'irai à elle et lui dirai: «Doux lionneur, j'ai jusqu'ici satisfait mes sens avec les lis de votre main , mais à présent il faut que je goûte les roses de vos lèvres." Ce à quoi elle répondra en rougissant : «Vraiment, vous êtes trop ambitieux. >- Et alors je répliquerai : «Je ne jmis être trop ambitieux d'honneur, douce dame. Ne voulez-vous pas être bonne?» Je crois qu'il y a quelque reste de cette niaiserie dans les loges maçonniques, ajoute l'auteur anglais afin de prouver sans doute qu'il n'est pas francmaçon. A. M-