‹ Le monastèreChapitre 95 sur 247 · I.F MOîTASTIfrE. l · texte numérisé non relu

I.F MOîTASTIfrE. l

iiui, dans sa jjeusée , l'élève plus piès de ce majeslueux luminaire.))

Il est imj)Ossible d'imaginer à quel point se serait portée l'indignation d'Halbert à une comparaison si choquante, si Edouard ne s'élait précipité dans l'appartement avec la nouvelle que le cuisinier et le sommelier, les deux plus imporlans officiers du couvent, venaient d'arriver avec une mule changée de ])rovisions, annonçant que le seigneur abbé, le sous-prieur, et le sacristain , étaient en chemin pour se rendre à la tour. Jamais une circonstance si extraordinaire n'avait été mentionnée dans les annales de Sainte-Marie, ou dans les traditions de Glendearg , quoiqu'il y eût une ancienne légende qui rapportait (ju'un seigneur abbé y avait diné jadis, après s'être perdu dans une ])artie de chasse au milieu des chemins isolés qui se trouvent du côté du nord ' ; mais que le présent seigneur abbé se mette en route, sans y être obligé , j)our se rendre dans un lieu si sauvage et si triste, et (|ui était le vrai Kamtschatka de Sainte -Marie, était une chose inimaginable, et toutes les personnes de la famille éprouvèrent la plus grande sur|)rise à cette nouvelle; Halbert seul n'en marqua point d'étonnemeut.

Le fier jeune homme pensait trop à l'insulte qu'il venait de recevoir pour pouvoir s'occu|)er d'une chose qui n'avait point de rapport à celle qui l'agitait, «.le suis charmé, dit-il, je suis charmé que l'abbé se rende ici. Il m'apprendra pourquoi et de quel droit cet étranger est envoyé chez nous pour nous régenter sous le toit de notre père, comme si nous étions des esclaves et non des hommes libres. Je dirai à la barbe de ce prêtre orgueilleux...))

«Hélas, hélas ! mon frère , dit Edouard , pense à ce que ces mots peuvent te coûter.»

«Et que voudront- ils ou pourront-ils me coûter, dit Halbert, pour que je sacrifie mon honneur attaqué et mes justes ressentlmens.))

«Notre mère, notre mère! s'écria Edouard; songez que si elle est privée de son habitation , chassée de sa propriété , vous ne pourrez réparer ce que votre témérité aura détruit?»

' Omis par M. Defauconpret , page lyy, depuis «dans une p.irtie de cbasse. »

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