‹ Le monde animalChapitre 106 sur 110 · PÊCHE DU CORAIL · texte numérisé non relu

PÊCHE DU CORAIL

de deuil. Le corail noir ne figure pas dans les produits de la pêche ordinaire; on ne le trouve jamais vivant, et sa couleur paraît résulter d’une décomposition particulière de la matière rouge normale. C’est pour cela que dans le commerce il est souvent désigné sous Le nom de corail pourri ou de corail mort.

La pêche se fait à l’aide d’une drague, sorte de filet avec un cadre très lourd qui racle le fond de la mer eten détache les coraux. La drague est manœuvrée au moyen de câbles qui permettent de la descendre sous l’eau et de la remonter sur le bateau des pêcheurs. En tombant au fond de la mer, la machine s’engage si bien dans les aspérités du sol, que la marche de l’embarcation en est entravée : tous les corailleurs s’attellent alors au câble et hissent violemment le filet jusqu’à ce qu’il soit dégagé.

Ce procédé de pêche est d’ailleurs tout à fait barbare. Il ne permet pas d'atteindre les coraux qui poussent dans les cavernes sous-marines et qui sont précisément les plus beaux. fl cause en outre une grande fatigue inutile, les pêcheurs ramenant avec le corail une foule d'objets sans valeur, sans compter que souvent des fragments de corail, après avoir été brisés par la drague, s’échappent par les mailles du filet et sont ainsi perdus.

On obvie à tous ces inconvénients par l’emploi du scaphandre, dont nous allons avoir l’occasion de parler à propos

des éponges.

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