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CHASSE AUX OISEAUX DE PARANIS

Comme il arrive chez presque tous les oiseaux, le sexe mâle a seul le privilège de ces ornements; la femelle est un oiseau très simple, très ordinaire, d’une couleur brun café qui ne varie jamais. Elle ne possède pas non plus la longue queue qui donne au mâle une allure si majestueuse.

Sur dix-huit espèces dignes de composer cette riche famille, onze se trouvent dans la grande île des Papous. Les plus extraordinaires et les plus belles sont particulières à la Nouvelle- Guinée,

Chez les Papous, les oiseaux de paradis sont le monopole des chefs des villages du littoral, qui les obtiennent à vil prix des montagnards pour les revendre aux trafiquants ; une parte est réservée pour le tribut annuel qu’exige le sultan de Timor. Aussi les indigènes voient-ils d’un œil jaloux un étranger, un Européen, aller lui-même faire ses achats dans l’intérieur. Ils ne peuvent se figurer que le seul amour de la science ly puisse pousser, et ils lui opposent mille difficultés.

L'espèce jaune se trouve dans toutes les boutiques des trafiquants de Ternate, de Macassar et de Timor; mais c’est à peu près la seule : que d’ennuis à supporter pour découvrir et conquérir les autres!

Le mode de nidification des oiseaux de paradis est inconnu. Les naturels prétendent que les nids sont composés de feuilles et placés sur un nid de fourmis ou sur quelque branche avancée d’un arbre très élevé, et ils croient que chacun de ces nids ne contient qu'un petit.

Les paradisiers sont omnivores. Ils se nourrissent de fruits et d'insectes ; parmi les fruits, ils préfèrent les petites figues ; parmi les insectes, les cigales, les sauterelles, etc. L’ennui les tue en cage ; cependant, dans un espace suffisamment vaste, oùils peuvent se donner beaucoup d’exercice, on arrive à les garder assez longtemps. Un de ces oiseaux, rapporté par M. Alfred Russel Wallace, à qui nous devons de bien connaître les paradisiers, vécut pendant deux ans au Jardin zoologique de Londres.

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