‹ Le monde animalChapitre 60 sur 110 · LA SALAMANDRE · texte numérisé non relu

LA SALAMANDRE

plusieurs pieds de profondeur, dans de l'argile humide, et reste là des semaines entières, dans un trou noir, pour y faire éclore les œufs, et ne se donnant d'autre distraction que de pousser des sons très doux, semblables à ceux d’un harmonica dans le lointain. Lorsque les larves sont assez développées pour pouvoir vivre toutes seules, il cesse son incubation et cherche la flaque d’eau la plus voisine pour les y déposer. Il est de ces crapauds qui se serrent tellement la cuisse avec leur cordon d'œufs, qu’elle est comme gangrenée à la fin de lincubation.

Pour finir par une curiosité, disons qu’il ya les crapauds sonneurs, qui sont d'habiles ventriloques. Leur ounk! ounk! semble venir de loin lorsqu'ils crient dans une flaque d’eau toute voisine de l’observateur.

Page 1