‹ Le monde animalChapitre 62 sur 110 · LA SALAMANDRE · texte numérisé non relu

LA SALAMANDRE

Le moyen âge n’eut garde de laisser passer un prodige. Pour lui, la salamandre était fille du feu. Benvenuto Cellini, dans ses mémoires, nous raconte que son père vit une salamandre dansant dans le feu.

Aujourd'hui l’on établit parmi les salamandres deux genres principaux : les salamandres terrestres et les salamandres aquatiques. Les premières, n’ayant pas besoin de nager, ont la queue ronde et point de palmature aux doigts; les salamandres aquatiques, qu'on appelle aussi tritons, ont la queue comprimée, les pattes postérieures palmées. Les fables d'autrefois se rapportent à la grande salamandre terrestre;

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LA SALAMANDRE. 141 et ce qui peut leur avoir donné naissance, c’est que l’épiderme de cette bête sécrète un mucilage visqueux et blanc qui répand une odeur d'ail et a quelques propriétés caustiques. Cette sécrétion augmente considérablement quand on tourmente la salamandre; et ceux qui ont fait la cruelle expérience de mettre la pauvre bête dans le feu, ont pu la voir éteindre par ce moyen quelques charbons autour d'elle, puis, la sécrétion ayant bientôt cessé, expirer dans d’horribles convulsions.

La salamandre habite les lieux humides, ombragés et sombres, se tient cachée le jour, ne sort de sa retraite que la nuit ou par un temps de pluie, et, comme le crapaud, se nourrit principalement de vers, de limaces et d'insectes. Chez nous elle est de la grosseur du aoigt. Au Japon il y en a une espèce qui a près d’un mètre de long et pèse plus de neuf kilozrammes.

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