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VI. — LE VER A SOIE

Tout le monde sait que ce sont les chenilles du bombyce qui nous donnent la soie.

Connu en Chine depuis un temps immémorial, ce papillon procure aux habitants du Céleste Empire de quoi fabriquer les inusables vêtements qu’on se transmet de père en fils, mais dont la soie, qui a un faux air de forte percaline, n’a pas les qualités élégantes de la nôtre.

C’est seulement depuis le xvr siècle que nous possédons des vers à soie, et c’est une des bonnes idées de Henri IV d’avoir, malgré Sully, favorisé la nouvelle industrie. Aujourd'hui, nos départements du Midi produisent annuellement plus de 30 millions de kilogrammes de cocons, qui donnent un revenu de 190 millions.

Comme tous les papillons, le bombyce appartient à l’ordre des lépidoptères, c’est-à-dire des insectes dont les ailes sont couvertes d’écailles microscopiques qui les colorent.

Le bombyce offre un exemple complet des métamorphoses des insectes.

Les œufs, pondus en grande quantité, donnent naissance à des larves.

LE VER A SOIE. 183 Les larves — ce sont les vers — changent plusieurs fois de peau, ou, pour parler le langage technique, subissent plus

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