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LE BOMBYCE OU VER A SOIE

sieurs #ues. La seule occupation des vers est de manger; chez nous, ce sont les feuilles du mürier, arbre dont on fait à dessein de grandes plantations dans le voisinage des magnaneries (c’est ainsi que l’on appelle les endroits où l’on élève les vers à soie). |

Le bombyce reste à l’état de ver pendant environ trentequatre jours. Lorsque ce terme est expiré, il cesse de prendre des aliments, et se prépare à sa seconde métamorphose en filant son cocon.

La soie qu’il emploie est sécrétée à l’état liquide dans une paire de longues glandes en forme de tube, plusieurs fois repliées sur elles-mêmes, et suivant intérieurement la face extérieure du corps.

La soie est filée à travers un petit appareil percé à son sommet d’un orifice unique et très fin, placé auprès de la bouche dont il constitue la lèvre inférieure, et auquel on donne le nom de filière. Les premiers fils sont attachés par animal à quelques points des corps environnants; puis le cocon est tramé d’un seul fil qui n’a pas moins de 4 à 500 mètres de longueur, contourné et replié de telle façon, qu'il enveloppe l’animal comme dans une molle prison. C’est dans cette retraite mystérieuse que le ver, devenu chrysalide, prend tous les organes du papillon; pattes fines, corps peu allongé, antennes, ailes couvertes de poussière, etc. La troisième métamorphose accomplie, le bombyce perce le cocon et sort à l'état d’insecte parfait.

Celui-ci, dont la vie ne dure que peu de jours, et qui ne prend aucune nourriture, donne des œufs.

Quand le cocon est percé, il n’est plus bon à rien. Aussi dans les magnaneries fait-on deux parts de ce que l’on a obtenu de cocons : l’une, la plus petite, est destinée à donner jour aux papillons qui produiront la graine; l’autre, à être plongée dans l’eau bouillante pour étouffer la chrysalide.

Les cocons non percés sont dévidés plusieurs ensemble, et donnent des échevaux de soie grège. L'opération qui consiste à débarrasser la soie de la matière gélatineuse dont elle est recouverte, s'appelle le décreusage.

Vous lirez dans d’autres livres sur le bombyce du mürier toutes sortes de choses intéressantes, car on ne cesse d'écrire

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