MAGNANERIE
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sur un animal si utile. Aussi, sans nous occuper davantage de cette espèce, allons-nous donner quelque attention à celle qu’on appelle le bombyce du chêne, et qu'on ne cultive encore en grand que dans la Chine. Il est bon d’ailleurs de voir comment les Chinois, ces antiques propriétaires de la soie, Sy prennent pour l'obtenir.
Autre considération plus sérieuse : les maladies qui frappent trop souvent notre bombyce nous préviennent qu’il serait temps de penser à lui donner des auxiliaires parmi les autres espèces.
Dans le nord de la Chine on compte deux récoltes de cocons : la récolte du printemps et la récolte de l’automne. C’est au mois de septembre que les cocons sont apportés sur le marché, et que les éleveurs font trier ceux de meilleure qualité destinés à la reproduction pour le printemps. On les conserve dans des paniers que les Chinois suspendent dans leurs maisons d’habitation, presque toujours exposées au midi, et ne présentant qu'un mur aux vents froids du nord. Les appartements sont chauffés en pariie par un grand poële en brique, qui occupe le tiers de la pièce, et qui sert de lit la nuit et de siège le jour. Malgré toutes ces précautions, la température des maisons chinoises, dans les districts séricicoles des montagnes, s’abaisse, pendant la plus grande partie de lhiver, au-dessous de zéro.
La chaleur naturelle du printemps suffit à amener la transformation de la chrysalide en papillon. Au bout de quatre ou cinq jours, les femelles font leur ponte. Les œufs sont étendus sur du papier déroulé sur des naltes, des tables, etc. Cinq ou six jours après, chacun produit un petit ver d’une teinte noire et de la grosseur d’une fourmi, à peu près. Cette éclosion a lieu à la fin d'avril, au moment où les bourgeons des jeunes chênes ont commencé à paraitre. On pousse les jeunes feuilles à un prompt développement; pour cela, on coupe les rameaux qui les portent, et on les met dans l’eau. On répand les feuilles