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entre le tapir et l'éléphant î Si la géologie ne nous a révélé aucune de ces formes de transition, c'est que ces formes n'ont jamais existé, et celle de toutes les sciences sur laquelle on devait compter le plus pour étayer ce système lui refuse son témoignage.
Puisquenousneconnaiasonsaucune force naturelle oui ait pu produire les espèces, disent les partisans de cette théorie, il faut bien qu'elles soient provenues de la transformation d'une espèce antérieure voisine et ordinairement plus simple. Mais, de ce que nous ne connaissons pas une chose, s en suit-il rigoureusement qu'une autre soit vraie ou démontrée ? Ce n'erit ici qu'une simple affirmation opposée â une négation basée sur l'observatiori des faits actuels.
L'esçèce n'a donc pas plus varié pendant les temps géologiques que durant la période de l'homme; les aifl'érences qui ont pu et qui ont dû môme se manifester aux différentes époques géologiques dans l'action des agents physiques, les révolutions, enfin, que notre globe a suhies, et dont il présente dans son écorce Tes marques indélébiles, n ont pu altérer les types originairement créés ; les espèces ont conserve, au contraire, leur stabilité, jusqu'à ce que les conditions nouvelles aient rendu leur existence inapossible ; alors elles ont péri, mais elles ne se sont pas modifiées. Les espèces ont une existence réelle dans lanature, et chacune d'elles, au moment où elle fut créée, dut être douée des attributs organiques qui les distinguent eacore aujourd'hui.
L'exécution de ce plan admirable et si parfaitement suivi, depuis rorigine des choses, doit donc être considéré comme l'effet immédiat de l'activité systématique et continue d'un Créateur, qui a calculé et pesé Tordre d'apparition, le degré d'organisation et la destination de ces innombrables espèces d'animaux et de végétaux, et qui les a créées séparément, suivant le temps et le lieu qui leur convenaient.
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