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L.OO'^IC

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accrocher au rivage ou à quelque tronc d'arbre son énorme tête ; alors ses narines étaient soutenues au dessus de l'eau, et pendant son sommeil il pouvait respirer avec une entière sécurité, tandis que son corps flottait librement au dessus de ta surface- Ses dents étaient en outre pour lui de formidables Ihatruments de défense.

C'est dans les terrains de l'étage miocène que l'on trouve pour la première fois des ossements de cheval, aussi bien en Amérique qu'en Kurope. On sait Tue, lorsque les Espagnols abordèrent en Amérique, n'existïiit plus de chevaux dans ces contrées ; la race chevalioe y était donc éteinte, bien que le climat et le pays lui fussent favorables, puisqu'aujourd'hui aucun j)ay3, saos même en excepter l'Ukraine, n'est aussi nche en chevaux sauvages. Ceux-ci descendent des chevaux qu'y abandonnèrent les Espagnols, lorsqu'ils furent forcés, en 1537, d'évacuer inopinément La Piata et Buenos-Âyrés.

Le cheval fossile différait fort peu du cheval actuel. Dans le Sud de l'Asie, on a trouvé les débris fossiles d'une autre espèce de cheval de fort petite taille et de formes^élégantes, qui devait se rapprocher du poney d'Ecosse. Un âne ou un zèbre y a également laissé ses restes.

La famille des bœufs a aussi ses représentants dans ces terrains ; elle présente deux espèces principales ; l'une ayant aux vertèbres dorsales des apophyses épineuses très-longues, qui ont dû former une bosse dans le genre de celle du bison d'Amérique; l'autre' plus trapue, plus forte que nos bœufs actuels et se rapprochant de l'aurocn ou taureau sauvage, dont il n'existe plus aujourd'hui que quelques rares représentants dans les forêts de la Litnuanie. Dana diverses contrées de la France,- particulièremeni en Auvergne et dans le Velay, vivaient de grands troupeaux de bœufs sauvages, dont la taille surpassait celle de nos plus grands bœufs domestiques. Le grand buffle nabitait la Sibérie, tandis que ses représentants vivent aujourd'hui en Egypte, en Abyssioie et en Italie. On trouve dans les terrains tertiaires de la Hongrie et de l'Italie des cornes fossiles de 2 a 3 mètres de long.

La Grèce a fourni des débris d'antilope dont la famille est aujourd'hui confinée dans le sud de

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l'Afrique. Celle des cerfs a laissé de nonibrem débris fossiles en Europe. Une espèce a'vait la taille du chevreuil ; une autre, dont les règles se trouvent eu abondance en Auvergne et dans le Velay, avaitdes bois longs de seize décimëtiee.

Un dromadaire voisin de l'espèce actuelle babitait l'Asie, et ta girafe, aujourd'hui confinée au centre de l'Afriaue, a laissé ses os dans les terrains tertiaires de )a France.

Ou a découvert dans l'Inde auglaise, au pied du

Fig. SI. — SinatlieTiuin-

versant méridional de l'Himalaya, la tête osseuse d'un énorme animal, non moins singulier que le dinotherium : on l'a nommé SiwathBmim, du nom d'une idole (Siwa) adorée dans cette contrée. D'après les dimensions du crâne il devait avoir la taille d'un éléphant ; la conformation de ses dents dénote un herbivore, et même un mmiiiant ; mais les autres parties de sa tête, ne présentent d'analogie avec aucun autre animal connu. Le crâne tresrelevé, très-élargi en arriére, portait deux paires de cornes, l'une plus petite, située au dessus des yeux

et l'autre tout à fait en arrière. Il avait de grandes

lèvres mobiles comme le rhinocéros, le cou court, le corps massif et les membres solidement construits. QueLques-uns y ont vii une espèce d'antilope giBantesq ue, d'autres un pachyderme cornu.

Mais, a mesure que se propageaient les races herbivores, apparaissaient aussioe nouvelles espèces carnassières, destinées à. maintenir leur mulliplicatioa dans de justes limites.

A la tête des félins de cette époque, figurait un grand lion dont on a retrouvé les ossements en Allemagne et dans le bassin de Paris, D'une taille . bien supérieure à celle de nos lloos actuels, il devait répandre la terreur dans les contrées qu'il habitait. Plusieurs autres espèces de cette famille aanguinaire vivaient à cette époque.

Fig. V'i. — Smilodon.

L'une des plus remarquables, le chat gigantesque, égalait la taille des plus grandsbœufB. Ses énormes mâchoires étaient garnies de dents aiguës longues de quinze centimètres : ses pattes monstrueuses étaient armées de griffes rétractiles crochues, pointues et tranchantes en dessous et qui n'avaient pas moins de vingt centimètres de longueur. On comprend qu'un semblable animal ne devait pas craindre de s'attaquer au mastodonte ou au dinothérium.

Le tigre fossile d'Auvergne, de la taille.d'un cheval, la panthère parisienne et le méganiherion, espèce de léopard, complètent la famille de ces terrimes carnassiers en France.

A la même époque, vivait au Brésil le plus étrange de tous les animaux carnassiers antédiluvieas,le

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