‹ Le monde avant le délugeChapitre 23 sur 27 · L.OO'^IC · texte numérisé non relu

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smiiodon. Il atteignait la taille d'an grand âne et avait tes formes générales d'une panthère ; maja ses canines supérieures, prenant des proportions extraordinaires, descendaient en forme de défenses comme celle» du morse. Ces dents formidables, qui n'ont pas moins de vingt centimèlres de longueur et

auatre centimèlres de largeur à la base, sontcyiinriques d'abord, puis, à partir du tiers de leur développement, elles deviennent triangulaires et l'angle tourné en dedans est Eaillant, tranchant et finement dentelé. Ces poignarde barbelés comme le kris javanais devaient faire des blessures terribles.

Outre les carnassiers de l'étage précédent, raton, coati^ genette, chien, renard, vivait dans le bassin parisien une grande mangouste qui prohabl^nent se cachait parmi les joncs des marais pourysunprendre les paleothérions, les anoplotiiérions et autres herbivores fréquentant ces parages. Ses m&cboires extrêmement vigoureuses, garnies de dent^ tranchantes, en lisaient un animal très-redoutable.

Là vivait également un loup ■ gigantesque ifui devait être un terrible chasseur, car il atteignait presque la taille du cheval.

En Auvergne et dans le Val d'Amo, errait u& grand ours, plus grand que noire ours brun des Alpes ; il était frugivore comme lui. Deux autres espèces plus petites habitaient les cavernes de l'Auvergne et les cavités des gros arbres 4e cette contrée.

Le soulèvement du terrain miocène avait noneeulement relevé les contrées quis'étaientafTaissées lors de l'apparition du terrain parisien, mais, encore avait lancé au dehors les masses énormes de granit gui constituent la charpente du Uoot-Blanc^ du Mont-Hose et de plusieurs autres montagnes alpestres. Lorsque le calme se fut uu ..peu.rétaibU, commencèrent à se déposer les couchea de l'étage supérieur tertiaire ou pliocène, Desalluvions, conj-

E osées de galets, de sables et d'argiles entraïaéa par 3s eaux, comblèrent les lacs intérieuts, et,, dani le même temps, une épaisse couche de sable se dépo' sait au fond de la mer, sur remplacement qui forme aujourd'hui les landes de Gascogne. ilMnai tout

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l'espace gui s'étend le long des Apennins, du Piémont è. la Calabre, se formèrent des dépôts de sables ferrugineux, de gravier, d'argile et de marne bleuâtre remplie de coquilles. Les sept collines basaftiquessur lesquelles est assise Rome appartiennent à cette époque. Elles furent amenées au jour par un brusque mouvement de dislocation qui, en même temps, souleva la chaîne principale des Alpes, (celle qui s'étend sans interruption du Valaisen Autriche) brisa entra Brest et le cap Lizard l'isthme qui reliait l'Angleterre A la France, et peufrêtre aussi celui qui rattachait l'Espagoe À l'Afrique.

Pendant l'époque tertiaire, les éruptions de ma- .tiére ignée paraissent avoir eu une intensité et une durée considérable, dont témoignent les volcans éteinte de l'Auvergne, du Velay, en France, des bords du Rhin, de l'Asie Mineure, de llslande, etc. Nous avons vu, pendant la période secondaire des épanchementB des roches serpentines remplacer peu â peu ceux des granits et des porphyres ; pendant la période tertiaire, les éruptions des roches vertes diminuent graduellement elles-mêmes, pour céder la place aux roches volcaniques proprement dites, les balaltes et les trachytes, qui ont le plus grand rapport aVec les laves que vomissent encore aujourd'hui les volcans en activité. Les terrains volcaniques sont pour la plupart contemporains des sédiments tertiaires. Rome et Naples sont bâties sur un sol volcanique ; l'île de France et Bourbon ne sont que des pitons volcaniques émergés du fond ■■" l'Océan, ainsi que la plupart des Iles de la

Les nappes basaltiques, qui s'épanchent au dessus des terraiDB qu'elles ont traversés, présentent souvent une particularité sinjîuliëre. Par un effet du retrait, c'est-à-dire de la diminution de volume due à leur refroidissement, les basaltes, en se modifiant, sefendent suivant la direction verticale, et ces feules, en s'entrecroisant d'une manière régulière, décou- I>enten quelque sorte la masse en colonnes prismatiques et généralement hexagonales, qui, lorsque cette masse est épaisse, présentent une grande hauteur. Les nappes basaltiques les plus importantes, en France, se trouvent dans le Cantal et dans l'Ardèche. Par fois, la surface de ces nappes basaltiques,

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âépouillée de la terre et des matières qui les recouvrent, ofire l'aspect d'un pavage gigantesque ; de là le nom de chaussée des géants aoane aux roches qui présentent cette conliguration remarquable.

Lorsque les colonnes basaltiques sont situées au bord de la mer, il arrive souvent que les flots, en pénétrant entre leurs interstices, finissent par em-

Sorter des rangées entières de colonnes, et par irmer, entre celles qui restent debout, un canal que recouvre un toit supporté par d'innombrables pilastres. C'est ce qui est arrivé dans la célèbre grotte de FinRal. située dans l'Ile de Stafia, l'une des Hébrides. D'autres fois, les colonnes de basalte, brisées à. diflérentes hauteurs, rappellent l'idée d'un ImmèUêe jeu â'orgueg. "

Lesanciena ont souvent employé le basalte dans leurs édifices, surtout à l'état de colonnes, de vasques, etc., et pour paver les grandes voies. Une roche que la dernière formation de l'âge tertiaire a vte Bê produire, « dont le dépôt se continue jusque dans l'âge suivant, le tuf calcaire ou travertin joue également un grand rûle dans l'art des constructions, surtout en Italie. Cette pierre est poreuse, tendre au point de se laisser couper au couteau, mais elle prend bien le mortier et durcit considérablement â l'air. C'est de ce travertin qu'ont été édifiés la plupart des anciens monuments de Rome ; c'est de lui qu'est faite cette fameuse voiite du grand égout bftti sous Les Tarquins, qui existe depuis deux mille cinq cents ans sans qu'aucune réparation y ait jamais été faite. C'es't également en travertin qu'a été construit le Colisée.

C'est à ces mêmes terrains volcaniques qu'on doit la pouEzolane, dont était fait le ciment romain. La pouzîolaneesl une cendre brune ou roueeâtre agglutinée, durcie, mais facile à désagréger. Celle dePouzzoles était suitout renommée et ^est de U qu'est venu le nom que porte la roche.

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