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erratiqaes du Nord, ils sontdus au transport parles glaciers paxticuliers qui, à cette époque, occupaient sur leurs flancs une bien plus grande étendue, comme le prouvent les moraines succeesives qu'ils ont laissées en se ret^raK, et qui s'étendeot, d'une part, à travers la grande vallée suisse jiuqu'au Jura, et de l'autre, jusque dans les vallées du grand basgin du P6, Il es) hors de doute qu'à cette époque reculée, les
flacieis de l'hémispbère boréal ont, sous i'intluience 'un froid excessif, pris un développeanent considérable, ils ont tracé eux-mémea leurs anciennes limites au moyen des moraines ou amas de cailloux et de débris de rochers qu'ils poussaient devant eux. On rencontre ces moraines même au bas des pentM du mont Liban, dont La température est maintenaat si adoucie, qu'il n'y apLus de neiges perpétuelles même sur sonsommet, dont l'altitude est de 3060 mètres au dessus de la Méditerranée. Le continent de l'Amérique du nord offre les traces de l'action
Elaciaire sur uneéchelle aussi grande qu'en Europe. le froid parait avoir atteint son maximum à. la fin de Ja période tertiaire, peut être après le soulèvement des terrains pliocënes.
Une nouvelle question se présente ici. Quelle était la cause de cette période de froid, et l'origine de ces glaciers gigantesques qui, & l'époque du diluvium, ont couvertune partie de Vbemispliôre boréal?
Quelques savants ont imaginé an déplacementdes pûies et du centre de gravite du globe; d'autres l'interposition momentanée d'une matière cosmiquequi aurait servi d'écran entre la Terre et le tàoleil-; d'autres encore ont invoqué le mouvement de translation qui emporte notre système planétaire, - et ont supposé le passage de la Terre au milieu d'espaces célestes congelés. Toutes ces théories sont insuîQsantes à expliquer les divers phénomènes géologiques de cette époque singulière.
Celle qui nous parait le mieux résoudre Ij) pro* Itlème, et gui offre en outre l'avantage de s'appuyer BUT une (Tes lois du système du monde, est celle qui en attribue la cause à la précession des ëquinoxes.
On sait que la Terre décrit autour du Soleil, dans
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l'espace d'une anDée, une ellipse prest^e circulaire d'où résultent lessalEons. Mais, par suite del'attraction du Soleil btit l'équalsur. combinée avec le mouvement diurne, l'axe terrestre n'est pas immobile, il oscille sur lui-même dennaniëre a décrire dans l'espace une surface conique comme le fait la ^te d'une toupie lorsqu'elle est près fle cesser de tourner. Ces oscillations de l'axe de la Terre, que les astronomes appellent nulations, ont pour effet de faire rétrograder chaq^ue équinoxe, et constituent le phénomène qu'on désigne bous le nom de précession du équinoxes. U en résulte que les saisons ne sont point d'égale longueur, et que, pendant une longue série de siècles, la durée de l'hiver, à l'un des pâles, est plus longue de quelques jours qu'au pAl^ oppose; c'est ce qui a Lieu actuellement pour le pôle austral, dont les glaces sont conséquemment beaucoup plus considérables qu'au pdle boréal.
Mais il n'en fut pas toujours ainsi, et le calcul démontre, aussi bien que les phénomènes géologiques, qu'à une époque reculée, c'était au contraire au pôle boréal que se trouvait accumulée la masse de glaces la plus considérable. Lorsque, par suite de la nutation de l'axe, ce dernier état de cnosea vint â changer, la somme des jours d'hiver diminuant, celte des jours d'été augmentant, notre hémisphère se réchauffa, la zoQe des glaces arctiques aiminua progressivement d'étendue, les banquises, les montagnes de glace se fondirent, en donnant lieu à des courants puissants, jusqu'à ce que l'action continue de la chaieur avant eufllsammeot ramolli les glaces du pôle boréal, une gigantesque débâcle eut lieu. Des masses d'eau effrayantes furent poussées avec les débris de la glacière vers le sud, mêlées de terre, de sable, de cailious, qui ont formé les alluvions des grandes vaUée3,et les blocs erratiques encastrés dans " la glace, violemment charriés, striant, sillonnant, polissant les roches sur lesquelles ils glissaient, vinrent échouer dans les vallées et sur les flancs des montagnes qu'ils ne purent escalader.
Ainsi dut se produire le dernier cataclysme, il y a environ 4,800 ans, date qui répond â peu près a celle du déluge mosaïque. Cette débâcle du glacier polaire explique également la découverte extraordinaire, faite dans le nord, de cadavres d'éléphants
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et de rhinocéros antédiluviens retrouvés sous la
glace, dans un état ai parfait do conservatioa que !8 chiens et les ours purent se nourrir de leur chair.
L'homme existaiMl avant le dernier cataclysme qui a bouleversé la terre ? habitait-il d'autres cootrôes que l'Asie? a- 1 il connu d'autrea animaux que ceui qui vivent actuellement & la surface du globe ? En un mot, trouve-t-on les débris de l'homme à l'état fossile? De tout temps ces questions sur notre origine ont préoccupé les philosophes et les naturalistes. L'ancienaetë de lespèce humaine est une des questions qui ont été le plus coûtroversées, malgré l'attestation des livres saints.
Cuvier ayant réduit à néant les faits invoqués avant lui eu faveur de l'existence des géants primitifs de l'espèce humaine et des hommes témoins du déluge, crut devoir nier complètement l'existence de rhomme antédiluvien, au moins eu Europe, et sa contemporanéité avec des espèces animales perdues. Il alla même plus loia, et |)rétendit que celui des mammifères dont l'organisation se rapproche le plus de celle de l'homme, le singe, ne se trouvait
Sas dans les terrains antérieurs au diluvium ; mais es débris fossiles de quadrumanes ont été trouvés depuis en abondance, non-seulement dans le sud de l'Asie et de l'Amérique, mais encore en Grèce, et même dans les terrains tertiaires de l'Angleterre et de la France.
Les disciples de Cuvier restèrent fidèles à ses doctrines, et, comme il arrive toujours lorsqu'une autorité bien établie a prononcé, les découvertes postérieures n'obtinrent pas l'altentioa qu'elles méritaient. On les regarda comme des erreurs dont on avait déjà fait justice. Mais, aujourd'hui, il n'en est
5 lus alnsi^. outre le récit biblique, des faits nomreuï et incontestables prouvent que l'homme a laissé des traces de son passage à uue époque antérieure au diluvium ; qu'il est inflnimant plus vieux qu'on ne le croyait au temps de Cuvierj bien que restant né depuis une minute à peine, si l'on compare son origine k l'immense et incalculable longévité de notre globe.
L'homme a préexisté en Europe au diluvium, en compagnie de grands animaux, tous éteiats, tels que
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l'éléphant à crinière, le rhinocéros â narinea cloisonnées, l'hippopotame, l'ours et le lion des ca- ■ Ternes, le cerf gigantesque, l'auroch, etc., puisqu'on y retrouve ses restes mélangés avec les leurs, ainsi que les débris de son industrie, haches, coilteaux.lances en siles taillé. L'homme est contemporain de ces espèces perdues, puisque l'on voit sur les 03 de ces animaux des entailles faites évidemment de main d'homme, et puisque les ossements humains sont dans le même état de conservation ou d'itération que ceux des animaux avec lesquels oa les trouve mélangés dans les mêmes couches.
■ Une nouvelle preuve, fournie par un savant naturaliste, M, Lartet, est la découverte faite dans le diluTÎum des cavernes du Périgord, non-seulement d'ossements travaillés, façonnés de main d'homme en pointes de flèches, harpons, poignards, etc., mais encore d'os plats et de morceaux de schiste sur lesquels étaient représentés, d'une manière très-nélte quoique grossière, le renne, l'éléphant à crinière, l'ours des cavernes, et divers autres animaux. Enfin, des découvertes toutes récentes (1867] feraient môme remonter l'homme au terrain tertiaire snpÉrieur (Pliocène). M. l'abbé Bourgeois a trouvé dans ce terrain non remanié, des naches, des couteaux de silex et des os d'éléphant fbssile portant la marque évidente d'entailles laites à l'aide de cesinslruments. Si l'on considère que les contrées âans lesquelles ces découvertes ont été faites ne sont pas celles gui peuvent être regardées, avec le plus de prohabilné, comme ayant été le berceau de l'humanité et que nous ne possédons pas les documents analogues que. pourraient nous oflrir les diverses parties de L'Asifl, ■ qui ont été le théâtre des plus anciennes civilisations, on en conclura que le dernier mot n'a pas encore été dit sur l'antiquité de l'homme.
Combien de siècles ont dû s'écouler entre l'époque où l'homme vivait à l'état sauvage en Asie et en Afrique, n'ayant pour habitation que les grottes et les cavernes, pour armes que des bâtons ou des pierres, et celle otl il a su creuser dans le roc les merveilleux temples d'EIlora, d'EIephanta, d'Ip- . samboul couverts de figures et d'inscriptions, où H a'bâti l'antique cité de Mavilapouram, en face de, Ceylan, taillé leâ has-rellefs sur les praitcs des mon-
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tagnes de la Perse chargées d'inscriptions cunéiformes, élevé les BpIendicfèB constructions de Khor-. sabBjl et de Babytone. Ces prodigieux monuments de l'Egypte, donU'antiquité nous paraît déjà aireculée, étaient probablement aussi éloignés euimémes des premiers étahlissemenls de l'nomme en' Asie et en Afrique, d'nn âse de pierre dans ces" régions, que Baint Pierre de Home et le LouVre sont éloignés d&s silex taillés de la France.
Quant à l'origine de l'homme, en dehors du dog-' me de la création, c'est un problème insoluble- La théorie de la transmutation des espèces, d'à-. près laqueliel'homme descendrait de qnelqu'animal inférieur, par une ligne d'hérédité non interrompue,
Siii ferait, en un mol, de l'homme un singe periecv onné; cette hypothèse, nous l'avons dît, ne sudporte pas l'examen. Une distance considérable sépare l'homme du singe, même au point de Tue.
anatomique. ...
Les singes anthropomorphes M paré l'homme, c'est-à-dire l'orani chimpanzé, ne marchent pas debf bres, ni leur colonne vertébrale.
leur tête ne leur permettent ta st se tiennent debout un instant, quatre pattes dès qu'îb veulent coi cher. Leur pied n'a pas de talon que par son tranchant. Dans le je ronde, leur face aplatie, leur doni lointaine Tessemblance avec l'ht qu'ils deviennent adultes, le cr!
se déprime, des crêtes osseuses !
mâchoires s'allongent en musea d'énormes canines profondémer leurs alvéoles et semblables à ce ces ; ces mâchoires sont elles-mé par leur grosseur et leur solidité et eatratoent en avant la tête, équilibre sur le cou ; elle est aU fortes attaches musculaires qui s'insèrent sur les crêtes osseuses du crâne. Toute ressemblance avec la tête humaine a ici disparu \ c'est un crâne de béte fauve. En outre, le crâue de l'homme le plus dégradé, le crâne fossile le plus ancien connu, a proportionnellement une capacité double de celle
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du gorille ou de l'oraiig au crâne le plus vaste.
Le docteur Gratiolet, trop lô'. enlevé à la science,» de plus reconnu, dans ses remarquables études sur le cerveau, que dans l'homme, à paitir de la naissance, le cr&ne s'accroît plus rapidement en haut et en avant qu'en bas et en arrière, et que les sutures antérieures s'ossiâent tardivement, de manière à laisser un plus grand champ ouvert aux accroissements du froolal. Chez le singe, comme chez les idiots, les sutures antérieures s'oasiflent prématurément, le crâne se ferme d'abord en avant, devient fort épais et manque de sinus aérien ; le crâne se ferme sut le cerveau comme une prison.
Les organes de la vie, que Buffon a prétendu être les mêmes dans l'homme et l'orang, sont tout différents. Les singes ont dans leurlaryni des poches où s'engouffre l^ir, et d'où il ne peut sortir qu'avec un murmure sourd qui s'opposerait â toute articulation distincte, & tout langage.
Chez les singes, les bras' sont plus longs et plus gros que les jambes, ce qui est absolument le contraire chez l'homme. En outre, son pied, non conformé pour la marche, oblige le singe à y faire participer les mains qui, malgré leur perlection, sont descendues ainsi & la fonction abjecte des nattes, et ne peuvent, comme les mains de l'homme, être exclusivement consacrées au service de l'intelligence.
L'homme est un animal, sans doute, mais ce n'est pas un mammifère pertectionné, un mammifère arrivé au plus haut degré de perfectionnement ; c'est un être â part, un être raisonnable. Seul il possède la parole ; seul il possède cette faculté d'une raison processive et perfectible qui est l'attribut de sa race. Et, comme ra dit G. de Humboldt : nonseulement l'homme est l'homme parce qu'il parle, mais, pour inventer le langage, il a fallu qu'il fût déj homme.
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