CHAPITRE XVI
Après le Boulëvemeat du terrain sobapennln, les phéDomëoes de l'époque glaciaire et le diluvium, gui en fut la conséquence, commença la grande périodedece calme dont nous jouissons encore, et qui n'a été troublé, jusgu'â ce jour, que par des accidents locaux et de peu d'importance si on les compare  ceux qui ont bouleversé la 'Terre aux époques antéàilaviennes. Des soulèvements ou des uTaissementa lents, quelques dislocations résultant des tremblemeuta de terre et des éruptions volcaniques ont seuls introduit quelques modifications dans la configuration du globe depuis cette époque. Cependant ce calme n'est qu'apparent; des catastrophes terribles Tiennent de temps en temps nous rappeler que notre planète n'est point parvenue au repos définitif, et que nous marchons partout sur un brasier ardent qui gronde sans cesse sous nos pieds. Hien ne nous garantit que, dans le cours des siècles à venir, les puissances plutonienaes ne feront point jaillir quelque nouveau système de montagnes, et il est même probable que, dans quelques milliers d'années, une nouvelle période glaciaire aura lieu, qui entraînera des phénomènes analogues à ceux qu'elle a déjà produits.
Gomme par le passé, les agents qui, à l'époque
actuelle, peuvent modiSer l'écorce superficielle du globe et former de nouveaux dépôts, sont de deux sortes : les agents extér'mtrx qui comprennent les effets atmoaphériqueB et les eftets aqueux : les agents inWrieurs, c'est- â dire les tremblemems de terre et les volcans. Aux premiers, aux agents, extérieurs, sont dues les roches sédimentaires, qui se forment journellement sous no3 yeux ; aux seconds, aux agents intérieurs, sont dues les roches cristallines résultant des efT^s ignés.
Ce qui se nassait autrefois, se passe encore de nos jours, mais dans des conditions aifférentee. L'écorce ' terrestre se soulève, se plisse et s'affaisse tout comme elle le faisait autrefois ; seulement ce qui, autrefois, ae produisait par révolutions brusques à de longs intervalles se produit actuellement d'une manière lente et continue. La croûte solide étant devenue plus résistante, mais en même temps plus élastioue, se prêle avec moins d'efforts et sans que
quelle elle sert d'enveloppe.
Les continents actuels paraissent soumis à un mouvement d'ondulation qui, insensible dans quelques contrées, se manifeste dans d'autresd^one manière très-apparente. Nous avons déjà signalé le soulèvement lent qu'éprouvent les cOtes delà SuMe et de la Finlande, et celui qu'on a consisté sur divers points des lies Britanniques. Il en est de même des côtes du Chili ; tandis que, au contraire, les rives du Groenland, tes côtes du Portugal, le détroit de Messine, s'affaissent d'une manière remarquable. Et ce phénomène n'a pas lieu seulement dans le voisinage des mers, car de Humboldt a constaté que l'ensemble de la chaîne des Andes est en voie d'affaissement : non-seulement les mesures des divers sommets, pr ses à trente ans d'intervalle, ont donné des résultats différents, mais la zôue des neiges perpétuelles a sensiblement diminué^ ce qui ne peut s'expliquerpar une augmentation de la chaleur moyenne de la contrée, puisque, sur les montagnes voisines, l'étendue de la zone neigeuse n'a subi aucune diminution.
Ces ondulations du sol ne se produisent pas toujours d'une manière lente et iiiseasible ; quelque-