VI. — La, Renaissance présente
Il n'y a pas à se le dissimuler, la Chine est sortie de son immobilité ; elle s'est mise en marche sur la grande route du progrès et de la science. Cette Renaissance incontestable; évidente, tout à fait comparable à celle qui se produisit en France au quinzième siècle, après avoir commencé en Italie dès !e treizième, date, dans l'Empire du Milieu, de l'expédition franco-anglaise de 1860 et surtout de la réprissîou finale des Taï-Ping en 1864. Elle a eu sa cause déterminante dans la supériorité des armes européennes, dont les Chinois venaient de ïaire la douloureuse expérience, et dans les rapports intimes qu'ils élablirent après la guerre avec des offlciers occidentaux, en lesprenant à leur scrvice.-ïrès lente d'abord, limitée à l'adoption de l'armement em'opéen et à la fondation de l'arsenal de Fou-Tcbeou, en 1867, sous ladirection de M. Prosper Giquel, cette Renaissance n'a pas tardé à s'accentuer et à s'étendre aux autres branches des connaissances humaines. La Chine a compris que l'initiation aux sciences modernes devenait pour elle une question de vie ou de mort. En même temps que ses hommes d'État arrivaient à cette conclusion, les familles du littoral s'apercevaient de plus en plus qu'une éduca-