‹ Le monde chinoisChapitre 37 sur 49 · I.K MONDE C · texte numérisé non relu

I.K MONDE C

Si Tenfaot est destino à avoii- des obligations très étroites envers ses parents, il commence par être de leur part l'objet dô préoccupations et de soins non moins actifs. Il aura un jour des devoirs; mais du moins tout dans sou éducation concourt h les lui inculquer, et la loi chinoise n'exigera pas de lui qu'il les remplisse sans s'en être lentement imprégné par tous les pores. Chaqua^^* tiation de sa vie, depuis la première application durfflnû' à sa jeune t(5te, vers l'âge d'un mois, et son entrée à. l'école, vers six ou sept ans, jusqu'à son mariage, aux environs de la dix-huitième année, devient un événement que la famille entière célèbre par une fête. Jamais il ne se sent isolé et comme étranger au milieu des siens. Tout lui crie, au contraire, qu'il appartient indissolublement à un groupe d'ôtres ayant de lointaines racines dans le passé, destiné à s'élargira l'infini dans l'avenir, et où il a sa fonction solidaire des autres. Si humble que soit sa condition, il connaît ses ancêtres par leurs noms etlenrs actes. Il sait qu'à sou tour il Qgurera sur la liste avec une note adéquate à ses mérites. Le sentiment de l'honneur prend un rùle prépondérant dans ses déterminations, en même temps que le respect filial devient la règle essentielle de sa conduite. Tout cela peut être artiûciel et en bien des cas inutile. Mais c'est évidemmeut un puissant ressort de paix sociale, d'harmonie et de bonheur.

Le premier nom qu'un petit Chinois reçoit au moment où on lui rase la tôte, quatre semaines après sa naissance, s'appelle son « nom de lait «. Ce n'est souvent qu'un numéro d'ordre, comme A-ijan, A-sam, A-luh, c'est-àdire numéro 1, numéro 2, numéro 3. II le porte jusqu'au moment où il entre à l'école, et en prend alors un autre en

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