‹ Le monde chinoisChapitre 8 sur 49 · I. Et celui de la profession de barbier. Le shampooing · texte numérisé non relu

I. Et celui de la profession de barbier. Le shampooing

le savonner à grande eau la tête et les ctierens) nous est vw»

Etres récemment de la. Chine, par les Etats-Unis et l'-^ngleterve.

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canne à sucre, dans les provinces méridionaies ; enfin le ihé et l'innorabi'ablefamiRe des plantes oléagineuses, sans compter le maïs, ie tabac, le cassis, etc.

Dans le Sud, il n'est pas rare que les terres donnent deux récoltes par an, l'une de blé ou d'orge, l'autre Ap riz. Mais, dans le Centre et dans le Nord, les saisons, étant à peu près aussi marquées qu'en Europe occidentale, l'époque des récoltes tombe dans les mêmes mois. Ce qui montre bien que les Gliinoîs proprement dits oiU véritablement le don de l'agi-iculture, c'est que dans la Mongolie ils ont graduellement pris possession de toutes les terres et de toutes les exploitations, tandis que les habitants du pays continuent de se livrer à hi. garde des troupeauï.

La culture de l'arbre à thé est une des plus importantes la Chine, où elle occupe un Irès grand nombre de iras, spécialement outie le 32» et le 33*^ degré de longitude. Dans les provinces de Fokion, de Kiang-Sou, de Hounan et de Houpé, presque toutes les fermes ont leur plantation de thé. Avec des soins spéciaux, on arrive à la faire prospérer même dans les provinces du Nord et dans celle de Kouang-Tong, qui est tout à fait tropicale ; mais là cette culture est exceptionnelle. Le thé est un arbuste à feuilles persistantes, assez semblable au myrte. On l'élève par boutures obtenues en semant la graine sur des lits de terreau étalés dans des corbeilles, et qu'on repique eu plein champ, de préférence au flanc d'un coteau. Le traitement de cette graine est un des plus délicats que nécessite aucune culture. Elle est contenue dans une petite coque quirailrit en octobre. Aussitùt qu'on l'a recueillie, ou commence par la faire sécher au. ï,îi\s.i.

40 LE KOSM CBIHOIS.

pour la conserver dans le sable JQaiju'au mois de févi-ier ; vers cette époque, on la mouille pendant vingt-quati-e heures, pour la faire ensuite sécher à une température égale et douce, et celte double opération se répète alternativement jusqu'à ce qu'enfin la germination coia» mence. C'est alors qu'on fait le semis en corbeilles, ce qui permet d'exposer les boutures au soleil pendant quelques heures chaque jour, et de les mettre pour la nuit à l'abri des gelées hianches. Enfin, quand les pieds ont acquis une hauteur de 7 à 8 centimètres, on procède au repiquage en les espaçant de i mètre 25 centimètres environ. C'est seulement au bout de la troisième année qu'on récolte les feuilles; vers la neuvième année, l'arbuste est devenu si faible, qu'il est ordinairement nécessaire de l'arracher. La hauteur moyenne des plantations est d'un mètre.

Elles ont l'aspect le plus soigné, le plus élégant, et avec leur sombre feuillage toujours vert, ressemblent plutôt à des cultures d'agrément qu'à des champs de rapport. La fleur de thé, qui n'est jamais recueillie, contrairement à une légende très accréditée on Europe, est petite, blanche el sans parfum : elle n'est pas sans analogie avec celle du camélia , et les Chinois n'ont qu'un seul mot pour désigner ces deux ai'bustes : Ihé est le nom qu'on leur donne à Amoy; à Ohang-Haïj on les appelle dzo ; à Fou-Tchcou, ta ; à Pékin, cha. 11 y a trois cueillettes de feuilles par an : la 'première en avril, la seconde en mai, et la troisième en juillet. C'est celle d'avril qui donne les produits les plus estimés. Cette cueillette doit toujours se faire avec le plus grand soin : d'abord, il importe de ne pas fatiguer l'arbuste, soit en

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