‹ Le monde des coquinsChapitre 56 sur 61 · LA CAVORRA ET LES CAMORRISTES DE NAPLES · texte numérisé non relu

LA CAVORRA ET LES CAMORRISTES DE NAPLES

n y a une telle analogie entre la camorra de Naples et la haute 'pègre de Paris, — analogie pourtant qui ne va pas jusqu'au degré suprême de banditisme organisé qu'a atteint la première, et dont la truanderie de la note précédente nous a offert le premier modèle, — que nos lecteurs ne pourront que nous savoir gré de reproduire ici les détails pleins de curieux intérêt que la Correspondance de Rome a récemment publiés sur cette association fameuse, politico-coquinière, du royaume des Deux-Siciles :

La camorre est une vieille société secrète, dont l'origine est aussi inconue que l'étymologie de son nom : camorra, camiirra, gamorra...

La camorra a ses dignitaires , ses vœux^ son noviciat, ses épreuves et même ses quartiers de noblesse. Son code est le droit du plus fort ; son but originaire, l'exploitation du faible par le fort ; ses assemblées se tiennent dans les bagnes, dans les maisons de jeu, dans les casernes, dans les mauvais lieux ; son théâtre d'opérations est partout.

Les camorristes n'ont pas de costume propre : on en trouve de déguenillés dans les rues, et on en coudoie de très-fashionnables sur les promenades publiques. La noblesse, la bourgeoisie et la populace fournissent leur contingent respectif, — la bourgeoisie en proportion moins forte, peut-être, que les deux classes extrêmes.

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