L'ANGE
Poète, tu oses gravir la montagne d'or du zénith ?
LE POÈTE
Qui que tu sois, radieuse apparition, ange des cieux, esprit sublime de l'empyrée ou satellite du prince ténébreux de l'abîme où règne un deuil sans fin et des pleurs éternels : permets à mon âme de briser l'enceinte de son obscure prison, à mes pieds de se dégager de la fange immonde, montremoi le chemin, prête à mon essor les ailes de l'aquilon.
LE MÛMiE-IHABLE. iî:»