Ibid., V
'Ce. Son Margitès, effectivement, est par rapport jix comédies ce que sont, par rapport aux tragédies, Iliade et l’Odyssée1. »
On voit dans ce fragment qu’Aristote avait très en saisi la différence entre l’esprit et le talent coique; entre la satire, qui flagelle le vice, et l’art i! le mettre en scène; mais, là encore, il n’exprime n opinion que par un trait léger, par une esquisse mmaire. Comprenait qui pouvait: c’élait sa mé- • ode. Et, il faut bien le dire, personne n’a compris, a même remarqué sa brève théorie du comique, ce premier rayon lumineux a succédé, pendant us de deux mille ans, une nuit profonde.
Les ténèbres commencent à Cicéron, ou, pour ieux dire, il constate le premier leur envahisseent. Le rire était, dans son opinion, une énigme déchiffrable; nous avons cité plus haut le passage i il exprime son découragement (p. 158.) Mais il y a d’insolubles que les questions métaphysiques, irce qu’on ne possède aucun moyen, direct ou direct, d’atteindre leur objet. Tous les problèmes ; science expérimentale peuvent être élucidés par ibservation et l’analyse; or, le comique et le rire >nt des phénomènes humains entièrement accessies. Leur complication seule a dérouté jusqu’à ■ésent tous les critiques et tous les philosophes, ais une étude attentive et judicieuse devait en