‹ Le Monde du Comique et du RireChapitre 32 sur 55 · N- il · texte numérisé non relu

N- il

3. An Ensay on Laughter and ludicrous Composition, p. 307 (Londres, 1779, I vol. in-8).

ANCIENNES DÉFINITIONS

rntre sexe à la jovialité du rire. » Mais, pour lopter cette manière de voir, il faudrait supposer ue Y orgueil et la vanité sont une seule et même ission, tandis que le premier diffère beaucoup de . seconde, comme le fait observer très justement eattie. L’orgueilleux dédaigne son prochain et déve son plaisir principal de la contemplation de ses ropres mérites : l’homme vain cherche toujours approbation, ne peut s’en passer, ni être heureux ms l’obtenir. L’orgueil se tient sur la réserve, a ne tendance aux humeurs sombres : la vanité est (fable et souvent obligeante. L’orgueilleux a une j die confiance dans sa propre valeur et la croit si îanifeste, qu’il veut à peine tenter un effort pour i mettre en lumière: le vaniteux, pour exciter admiration, n'hésite point à se faire valoir et déasse de beaucoup la mesure. Les deux passions euvent. sans doute se trouver réunies dans la îême personne; mais quelques individus sont trop ers pour être vains, et quelques vaniteux ont rop conscience de leurs imperfections pour être iers. « Quoi qu’il en soi), Hobbes n’a pas trouvé la ause du rire : les vaniteux n’y sont pas plus dislosés que le reste des hommes, et les orgueilleux e sont moins1.

J’ai rapporté fidèlement ces distinctions ingédeuses, parce qu’elles ont plusieurs sortes d’intérêt,

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