‹ Le Monde du Comique et du RireChapitre 33 sur 55 · I. An Essay on Lauyhtcr and ludicrous Composition, p · texte numérisé non relu

I. An Essay on Lauyhtcr and ludicrous Composition, p

et parce que nous allons voir l’opinion de Hobt reproduite pendant près de deux cents ans. E n'est pas fausse : le comique nous, procure indu, tablement une satisfaction d’amour-propre, comi l’a démontré mon analyse; mais ce n’est qu’un d trois sentiments qu’il éveille, et ce n’est pas le pli important. Elle ne mentionne pas, d’ailleurs, causes objectives du rire, en sorle qu’elle pèche la fois par étroitesse et par omission.

Et il y a une foule de cas, où l’amour-propre peut même trouver place, où notre personnali n’est pas en cause. C’est l’intuition rapide de l’idé; qui excite alors notre joie, qui la provoque toul seule. Quand nous lisons cette épigramme c Collin, nous rions :

Ci-git Grégoire. Au monde en sept cent trente il vint Et rendit lame en sept cent quatre-vingt.

Vous savez en deux mots tout ce qu’a fait Grégoire:

Il naquit, il mourut: c'est toute son histoire.

Mais d’où provient notre rire? 'En suposanl qu nous nous comparions avec un être si nul, le senti ment de notre supériorité ne peut être bien vif, n en conséquence nous procurer une grande satisfac tion. Ce qui nous amuse, c’est l’insignifiance d’ui pareil automate, en opposition directe avec l’idéa de la perfection humaine, qui implique l’activité l’intelligence, la résolution, le désir de se signales et les hautes aptitudes qu’il exige. Et il y a dans notre gaieté un certain mépris pour une si pauvre nature. I

ANCIENNES DÉFINITIONS

'lipser une courge, ne voilà-t-il pas un puissant otif d’amour-propre !

Dans une foule de circonstances, d’ailleurs, noire ■gueil n’est même pas en jeu. Nous rions souvent ; choses mauvaises, absurdes, grotesques, sans h’elles aient aucun rapport avec nous. Notre perjinnalité intervient-elle, quand nous lisons ces vers litestables des Femmes savantes :

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