‹ Le Monde du Comique et du RireChapitre 35 sur 55 · On Lamjhter and ludicrous Composition, p · texte numérisé non relu

On Lamjhter and ludicrous Composition, p

ü. Ibid., p. 321

3 Pour qu’on puisse vérifier l’exactitude de ma traduction, je copie » le texte : « I would say, in more general lerms, that is itan opposi-

THÉORIES ANGLAISES

La première édition du traité de Beattie avait paru en 1764; en 1776, Georges Campbell, recteur du ‘même collège d’Aberdeen, où l’auteur avait enseigné la philosophie morale et la logique, ayant fait imprimer à son tour une Philosophie de la Rhétorique, aborda les mêmes questions. Il réfute aussi la doctrine de Hobbes, et cite heureusement, à ce propos, un passage magnifique de Shakspeare, dans lequel il semble l'avoir combattue par anticipation; Jules César y exprime ainsi son opinion sur Cassius : « Il n’aime pas, comme toi, les plaisirs, Antoine; il n'écoute pas la musique ; rarement il sourit, et son sourire est tel, qu’il paraît se moquer de lui-même et dédaigner son intelligence, parce qu’elle s’est laissée entraîner à sourire de quelque chose. » Pouvait-on mieux donner à entendre que les hommes fiers, les ambitieux préoccupés de grands desseins aiment peu le comique et le rire?

Campbell adopte ensuite et reproduit tranquillement la vague opinion de son collègue. — « Le rire est toujours provoqué par un groupe de choses mtre lesquelles il y a une frappante disconvenancc. 7efïet a lieu aussi bien lorsque les choses nous sont olfertes par un accident extérieur, que lorslu’elles sonl représentées à l’imagination par l’cs- )rit et l’enjouemenl (humour), quoique ce dernier

ion of suitableness and unsuilableness, or of relation and lhe want of elation, united or supposed to lie united, in lhe same assemblage. »

- Comprenne qui pourra !

moyen soil le seul dont l’éloquence puisse fair usage1. » — Voilà qui est un peu moins téné breux : mais la faible lueur que nous découvron . , ne nous avance guère. Admettons que le comiqu ait pour source une violente discordance et qu cette discordance produise le rire : tout homm sensé demandera aussitôt pourquoi un désaccord i une inconvenance, nous fait éprouver une secouss' nerveuse si agréable, et même comment elle peu i causer la moindre joie, puisqu’elle est un défaut c une perturbation. Ni Beattie ni Campbell ne nom fournissent les moyens de répondre.

Si maintenant nous franchissons le détroit pou; i revenir sur le continent, nous y retrouverons le; mêmes idées insuffisantes, ou des idées complète ment folles. Pauvre raison humaine ! Sans doute h problème est difficile; mais pouvait-on supposer; que, dans le joyeux domaine de la comédie et de h satire, de la farce et des vives chansons, tant de' hiboux feraient entendre leur cri, tant de Midai promèneraient leurs oreilles d’âne?

Nous avons déjà vu que l’abbé de Bellegarde, dans son livre intitulé : Réflexions sur le ridicule et sur le ; moyens de l'éviter (Paris, 1696), ne hasarde aucune explication philosophique2. Un auteur qui ne dit rien ne se trompe pas. La plus haute considération que renferme ce livre ne porte pas bien loin : « Les

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