‹ Le Monde du Comique et du RireChapitre 38 sur 55 · Die plœtzliche Auflœsung einer Erwarlung in ein Nichts · texte numérisé non relu

Die plœtzliche Auflœsung einer Erwarlung in ein Nichts

! 2. Voyez les Mille et une Nuits.

comique, mais ce n’est qu’une des mille formes d' risible, et prendre une partie pour le tout, signait un élément et croire qu’on a ainsi expliqué u ensemble, ne prouve pas une grande pénétration 1 une puissante logique.

On devait supposer que Hegel, un des princes d s la philosophie allemande, sortirait du marécage o i se sont embourbées les autres investigateurs gei maniques. C’était mon espérance: je comptais trou ver dans sa volumineuse esthétique d’heureux aper çus, dont je pourrais me prévaloir. Quelle décep tion! Il remue, comme ses devanciers, comme se: récents compétiteurs, une vase profonde et stérile dans laquelle on ne trouve pas un élément de quelque valeur, un atome profitable. Que le lectern en juge par lui-même : j’emprunte la traduction de, M. Charles Bénard, un admirateur de Hegel, poui qu’on ne me soupçonne point de défigurer le texte et d’y répandre artificieusement des ténèbres.

« Dans la tragédie, le principe éternel et substantiel des choses apparaît victorieux dans son harmonie intime, puisqu’en détruisant dans les individualités hostiles leur côté faux et exclusif, elle représente le profond accord des idées vraies que poursuivaient les personnages. »

Pour reconnaître en lisant cette phrase la nature du drame, il faudrait être doué d’une seconde vue. J’aurais dit tout simplement: — Le drame est une utte sans merci des passions, des intérêts, des opi-i

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ions et des vices humains entre eux et une lutte intrc les événements, qui produisent toutes deux j i souffrance et la mort.

Voyons maintenant la définition de la comédie: i « Dans la comédie, au contraire, c’est la personnaté ou la subjectivité, qui, dans sa sécurité infinie, onserve la haute main. Car il n’y a que ces deux îoments principaux de l’action, qui puissent, dans i division de la poésie dramatique, s’opposer l’un l’autre comme genres différents.

» Dans la tragédie, les personnages consomment 3ur ruine par l’exclusif de leur volonté et de leur iractère, d’ailleurs solide, ou bien ils doivent se réigner à admettre ce qu'ils combattent. Dans la médie, qui nous fait rire des personnages mis en éroute malgré leurs efforts et par leurs efforts lêmes, apparaît cependant le triomphe de la peronnalité, appuyée fortement sur elle-même. »

Il y a cinq pages de considérations analogues, où 3 défie qui que ce soit de trouver un sens : Hegel H-même, bien certainement, n’a jamais su ce qu’il oulait dire. Pour le prouver, il nous suffira de iontinuer nos citations.

« Le terrain général qui convient à la comédie, l’est par conséquent un monde dans lequel homme, comme personne libre, s’est rendu parlitement maître de ce qui, d’ailleurs, compose le Dnd essentiel de sa pensée et de son activité, un monde dont les fins se détruisent parce qu’elles

manquent d’une base solide et vraie. Un peuple ci mocra! ique, par exemple, avec ses bourgeois égoï i tes, brouillons, frivoles, fanfarons et vaniteux, i g peut se relever: il se détruit dans sa propre sottis

» Cependant toute action n’est pas nécessairemei comique parce qu’elle est vaine et fausse. Sous i rapport, le risible est souvent confondu ave le vrai comique. Tout contraste entre le fond i la forme, le but et les moyens, peut être risible C’est une contradiction par laquelle l’action s détruit elle-même et le but s’anéantit en se réal sant. Mais pour le comique nous devons exiger un condition plus profonde. Les vices de l’homme, paj exemple, n’ont rien de comique*. La satire, qu retrace avec d’énergiques couleurs le tableau ch monde réel, dans son opposition avec la vertu, nou ; en donne une preuve manifeste. La sottise, l’extra vagance, l’ineptie, prises en elles-mêmes, ne peu vent pas davantage être comiques2, bien qu’elle: fassent quelquefois rire. En général, il n’y a rien de plus opposé que les choses sur lesquelles les hom mes ont coutume de rire. Les plaisanteries les plu: plates et du plus mauvais goût ont ce privilège5; Souvent aussi on rit des choses les plus importantes et des vérités les plus profondes, pour peu qu’il s’y montre un côté insignifiant, qui soit en conlradic-

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