‹ Le Monde du Comique et du RireChapitre 43 sur 55 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Tous les membres de l’Académie cependant ne irtagent point son admiration enthousiaste. Dans cours de l’année 1883, j’avais offert ;ï M. Eugène ibiche un exemplaire de la préface de Regnard,

i se trouve exposée toute ma théorie du Comique du Rire; je l’ai laissée intacte dans ce volume ; n ai conservé le plan, les idées, les catégories;

■ i seulement ajouté des considérations nouvelles, iveloppé, approfondi certains points, égayé, forlié l’ensemble par des exemples décisifs. Un obser- 'teur curieux n’aurait pu voir sans intérêt l’homme

ii a sondé le plus obstinément ces questions, de- |iis l’origine des littératures, présentant un exposé |( son système à l’écrivain de nos jours qui a su le feux égayer le public des théâtres, qu’un de ses

Safrères a surnommé le maître du rire. Après avoir t, sans aucune intention personnelle, cet acte de îirtoisie, je n’y pensais plus, lorsque, le 8 jan- »r 1884, j’allai voir de nouveau M. Labiche. Nous lames de choses et d’autres, et je ne songeais f le moins du monde à mon opuscule, lorsqu'il dit tout ii coup, avec son air de franchise et de îhomie : « Ah çà ! j’ai lu votre préface de Reird : votre théorie est parfaite. 11 n’y a pas la indre objection à vous adresser. Vous avez expli-

lolé ce jugement enfantin d’une rédaction élégante, et les auteurs I été couronnés. Gloria victisl NVst-ee pas enseigner le chemin do la faite aux générations nouvelles? Quinze cents francs pourdes hall' nés! Celle récompense si peu justifiée est encore plus drôle que le

me.

qué nettement des effets que personne n’avai l comp 5 avant vous. Ce sont des idées qui vous apparttnent en propre et qui vous font le plus grand hcneur : vous devriez vous occuper de les propag .

— C’est mon désir, lui répondis-je, et il est vrsemblable que j’aurai bientôt l’occasion de sur 3 votre conseil. En attendant, votre approbation .3 cause un vif plaisir : vous avez une grande exjrience du théâtre, et tout le monde estime que psonne, depuis Molière, n’a montré plus de tab t comique et n’a su mieux combiner une pièce per égayer l’auditoire. Votre opinion sur mon sysi&a met d’accord la pratique et la théorie. Mes prcipes vous ont sans doute expliqué le succès de ^ 3 ouvrages?

— Certainement, et bien des choses sont dé nués claires pour moi, dont je ne m’étais jams préoccupé. »

Nous parlâmes d’autres sujets, de la décadeie générale des esprits notamment, qui le frappt beaucoup et l’attristait, puis nous nous quittâns avec la satisfaction très rare de personnes entièJ ment d’accord sur l’ensemble et les détails d’ie conception philosophique. J’étais un peu étonné, e l’avoue, qu’un homme essentiellement pratique <t si bien compris des données générales et abstrait J qui sont inaccessibles au commun des mortels et 1mandent une extrême attention; mais sa belle te de penseur, au large front, au crâne volumineii

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