‹ Le monde extérieurChapitre 9 sur 54 · Prop. XVill · texte numérisé non relu

Prop. XVill

nels 1 . En Dieu, l'essence et l'existence ne sont qu'un*; et on nous fait observer 3 qu'il en est autrement des créatures : cela n'eât vrai que de l'être qui est sa propre cause et existe en vertu des lois nécessaires de sa propre nature.

Ces propositions que Spinoza déduit patiemment les unes des autres sont toutes contenues dans la définition de la substance. Les esprits et les corps étant réduits par Hume *et Berkeley à n'être que des collections de phénomènes, sans substance propre, Spinoza a jeté sous tous ces phénomènes une substance ; mais une substance unique, existant de toute nécessité, éternelle et cause d'elle-même, parce qu'il n'en peut exister d'autre. Cette substance, qui est Dieu, est à la fois res cogitam et res exlensa ; elle est une et rien ne peut se concevoir, hors d'elle, en l'univers.

Spinoza termine son livre de Deo, par unearnère dissertation sur les illusions de l'homme. Son Dieu est seul et toutes choses sont en lui. L'homme cependant a prétendu que Dieu agissait, à la façon humaine, en vue d'une fin et que cette fin était l'homme lui-même : Dieu aurait fait la nature pour

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