‹ Le monde microscopique des eauxChapitre 14 sur 36 · L’ANIMALITÉ J ND É FI N IL · texte numérisé non relu

L’ANIMALITÉ J ND É FI N IL

mussent en même temps. Labsorplion se | >ro— mit dans l’Éponge par tonte cette infinie mul-

Fig. 26. — Coupe d’Épongc commune montrant les spiculés adhérant aux ramifications.

litude de petits canaux, formant un réseau inextricable, dans les fibres résistants qui les omposenl.

Les espèces et les qualités d’Éponges sont en apport avec leur tissu. Les plus estimées sont ralurellement celles dont la texture est la plus

LA VIE ANIMALE DANS L’EAU

line, la plus homogène, la plus résistante; il faut joindre à ces qualités celle de la pureté, condition qui n’est que rarement remplie à cause des «courants qui apportent toujours du sable dans les interstices intérieurs. Quelquefois les Eponges sont enfermées dans une enveloppe calcaire-, et à l’intérieur elles contiennent une matière animale, qui exhale une

odeur chloreusc; ce n’est que par des lavages

avec une solution d’acide sulfurique qu’on parvient ;t les en débarrasser.

Leur fécondité est prodigieuse dans leur obscur mode de multiplication ; certains observateurs affirment que les couches de spiculés résultant de leur désagrégation sont tellement épaisses que , dans l’océan Indien, la sonde en ramène des paquets compactes. On n’a pas de données précises sur la durée de leur existence ni de leur accroissement; mais on estime , au point de vue pratique de la pèche, qu’il faut un intervalle de trois ans pour explorer à nouveau un fond exploité entièrement.

l’ a N 1 M ALITÉ ’l N L) É F I N I E .

On peut dire d’une manière générale que l’Éponge croit dans toutes les mers; mais elle i n’est pas toujours de qualité sulïisante pour 'valoir les Irais d’exploitation. On la pêche I principalement dans la Méditerranée, sur les i côtes de Syrie et d’Algérie, et en second lieu .au Japon, dans les Antilles, sur les côtes de 11’ Amérique du Nord. Des plongeurs vont, au i risque de leur vie, les arracher au fond de l’eau; celles-ci ainsi choisies , dites plongées, ■sont les meilleures; on les pêche aussi avec des filets qui, les arrachant des roches où elles adhèrent, les lacèrent et ne les prennent qu’au hasard; leur valeur est de beaucoup diminuée. 'Maintenant, avec les appareils de plongeurs i perfectionnés par l’industrie, l’homme a conduis le lit de l’Océan, et peut faire facilement lun travail, naguère le partage des raalheuireux individus voués à une lin prématurée par ice gem’e de pénible métier.

Les Constructions animales. — Certaines imers sont remplies de Polypes inappréciables

qui finissent, à cause de leur prodigieuse multiplicité et leur mode d’agrégation, par former des amas prodigieux, transformés ensuite à la longue en îles entières. Le Corail en est un exemple; c’est un Polype dont les ramifications successives font peu à peu surgir des récifs dans les mers de l’Océanie. Ce petit être microscopique, si insignifiant par lui-même, croit tellement, que les cartes marines de la mer proprement appelée la mer de Corail, deviennent inexactes au bout d’une vingtaine d’années. Un Infusoire devient ainsi la terreur du navigateur!

Les Corallaires ont le corps mou; leur forme se rapproche de celle d’un cylindre creux , ou mieux d’un sac fermé à son extrémité supérieure et ouvert à sa partie inférieure. Cette cavité leur sert, comme dans les Infusoires, à la Ibis à prendre les substances nécessaires à leur nutrition et h les rejeter. Cette bouche est entourée d’une couronne de tentacules ressemblant à une Heur épanouie; elles semblent avojr pour objet de saisir la proie qui Hotte

Page 1