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Je te salue, poétique terre, berceau du monde î Oh ! combien tu dus être belle dans ta virginité première, lorsque de ton sein fécond s'échappaient toutes les merveilles de la création nouvelle, lorsque ton air suave et pur n'avait pas encore été respiré par une bouche humaine !.. A la splendeur de tes jours, au mystère de tes nuits, dans le feuillage de tes