‹ Le monde nouveauChapitre 21 sur 44 · I2Ô LE CRIME · texte numérisé non relu

I2Ô LE CRIME

» te faire bien du mal ! Il ne répond pas î

»Son sang se glace ! Non, il est impossible

» que la vie d'un homme soit aussi fragile que

» celle d'un agneau ! Matteo ! au nom du

«ciel, réponds-moi ! »

Et il colla sa bouche brûlante sur la bouche pâle et froide du cadavre, comme pour la ranimer de son souffle.

« — Oh ! venez, venez, mes sœurs... Dieu! » quelle horrible vue !

» — Arrivez, mon père !....La mort a frappé » un homme.

» — La mort ! » dit Alfred d'un air égaré , « oui , c'est la mort !....

» — Juste Dieu ! » s'écria Brémond , en sentant son coeur se troubler d'horreur et en levant au ciel ses yeux mouillés de larmes. « Alfred, » reprit-il, « nomme - moi le ttiëtir- » trier.

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» — C'est moi, père. Prie Dieu de me par- » donner. Je ne savais pas ce que je faisais.

s — Alfred,! dit Brémond d'une voix solennelle, « sois banni à jamais de la demeure » des hommes, que nul d'entre eux ne donne » asile au meurtrier, et n'échange avec lui ni » un regard ni une parole.

» — Anaïs , » dit Alfred en Rapprochant de la tremblante et innocente fille, « tu as y> entendu mon père! Tu vois où m'a conduit » mon amour pour toi î... Me laisseras-tu seul à » mon désespoir?.... »

Et la jeune fille, éperdue , tomba aux bras du meurtrier, et se laissa entraîner loin des hommes.

CHAFITR3 XVII.

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