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A un autre point de Tue, le plan de l'histoire se compose de deux courants en sens contraires : le courant de la Bête, du vieil homme, de la vieille humanité, et le courant de Jésus-Christ, de Thomme nouveau, de la nouvelle humanité. Le courant de la Bête qui, dedéca* dence en décadence, aboutit à la mort éternelle; le courant de Jésus-Christ qui, de progrès en progrès, aboutit à la vie éternelle.
Emportée par son courant vers la mort, la Bête se tourne et se retourne, en tout sens, pour vivre et ne réussit qu'à mourir. Voilà son progrès, voilà le progrès ou la loi de l'histoire de nos grands penseurs de la cité de ténèbres, qui croient avoir trouvé la philosophie de l'histoire rLessing, Coiudorcet, Herder, Schelling, Hegel, Michelet, etc., etc. Ils seront donc mystifiés, et d'une étrange façon, tous nos grands historiens qui ont fait de l'histoire sur la donnée de ces grands philosophes !
Le progrès de la Bête consiste à s'enfoncer de plus en plus dans la boue, à faire des efforts titaniquespour
franchira in Quel amour cette pensée ne devrait-elle pas noua inspirer pour elle !
Saint Joseph dous donnera le sentiment de l'égalité ou le respect du Peuple.
Jésus-Christ et les Saints, régnant au milieu de nous, nous donneront le sentiment de la fraternité, ou Tamour des uns pour les autres; des petits pour les grands, des grands pour les petits; c'est-à-dire Tamour de la hiérarchie. L'amour du cœur, du Sacré- Cœur, produira ce singulier phénomène de l'amitié qui efface les rangs en les consacrant d'une manière définitive!
dorer cette boue du faux clinquant de la civilisation. Vains efforts, cette civilisation une fois à son apogée, la décadence commence, et la Bête se précipite vers la mort avec une rapidité effrayante. Toujours la catastrophe à côté de lorgueil du philosophe ! La Bête s'élève haut, mais c'est pour tomber plus bas.
Voulant lui faire épuiser le calice de rignominie, rOrgueil, le grand Serpent, suggère à la Bête, à l'humanité, toutes les formes de la vie. Et la Bête les épuise une à une, pour arriver à la mort.
Dans le monde antique, la Bête a essayé de toutes les formes de gouvernement, de toutes les formes de civilisation. Monarchie et civilisation assyriennes et persanes, théocratie et civilisation égyptiennes, républiques et civilisations grecques et romaines, autant de châteaux de cartes.
La civilisation antique s'écroule au lendemain du siècle de Périclès et du siècle d'Auguste, après avoir donné à la terre : Homère, Platon, Aristote, Alexandre, Virgile, Cicéron et César.
Voilà le courant de la Bête dans le monde païen. Dans le monde christiano-païeii, à la dissolution duquel nous venons d assister, même phénomène sous d'autres formes; toujours le progrès qui conduit à la mort, à travers les civilisations les plus brillantes et les formes les plus variées de gouvernement : civilisations et républiques de l'Italie du moyen âge et de la renaissance, de Gênes, de Florence et de Venise, avec leur Dante, leur Tasse, leur Machiavel, leur Raphaël, leur Michel-Auge;
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monarchies et civilisations de Rome, de France, d'Autriche, d'Angleterre, avec leurs siècles de Léon X, de Louis XIV, aboutissant, à travers la Révolution, à la civilisation générale, au milieu de laquelle nous sommes, et qui, par ses proportions cosmopolites, nous annonce ou la fin du monde ou le Triomphe.
La fin du monde, si le courant de la Bête ou le Progrès qui conduit à la mort l'emporte ; le triomphe, si le courant de Jésus-Christ qui conduit à la Vie parvient à prendre le dessus. Ce dernier courant commence au premier jour du monde sous la forme de la Promesse, se continue avec Abraham ; sous la forme de l'élection d'un peuple dépositaire de la Promesse. La Promesse prend corps sous la figure de l'arche, et dans le sein des filles de Juda, qui transmettent le germe sacré jusqu'au sein de la Vierge. Le Saint-Esprit féconde le Germe qui prend corps, et se développe jusqu'à nous, pour s'épanouir intégralement dans le monde de gloire et nous ravir au ciel.
Ici, dans ce courant, le progrès est bien réellement la loi de l'histoire à prendre le mouvement dans son ensemble. C'est bien le progrès continu, malgré quelques ellipses (1), tandis que le courant des mondes de
(I) Les mouyements en ayant des corps célestes, et généralement les mouyements en ayant des autres corps de la nature, se produisent par une éyolution de ces corps sur eux-mêmes. Ces corps avancent donc, comme à regret, en tournant sur eux-mêmes, semblant ainsi reculer, quand ils ayancent dans une sorte de spirale sans fin. C'est la figure du progrès continu de l'Église, durant les millénaires de rhistoire qui ont leurs jours et leurs nuits, à Timage des six jours de la Création. Mais tout cela sera expliqué dans le chapitre suivant.
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corruption, c'est la décadence continue, malgré et à cause même des efforts en avant de la Béte voulant escalader le ciel.
Le progrès de Jésus-Christ est le progrès conduisant à la vie par opposition au progrès de la Bête conduisant à la mort : le vrai progrès, ou le progrès continu, par opposition au progrès de décadence.
Telle est la double loi de Thistoire, qui conduit au triomphe de Jésus-Christ, loi suprême, synthèse des autres lois, sans laquelle il est impossible d'écrire l'histoire.
Aussi les grands historiens des mondes de ténèbres ne l'ont pas même soupçonnée. Mais aujourd'hui l'heure a sonné où doit éclater la lumière.
A nous, adorateurs de Jésus-Christ, à faire apparaître, dans la majesté de la gloire, le Dieu que nous aimons ! A nous à demander à l'histoire le mystère de ses destinées, à nous à dire à l'humanité ce que Dieu fait en elle et par elle !
« Nous seuls, avons le droit d'interroger le secret de « la vie, le secret des choses ; et nous seuls pouvons « ouvrir le secret de la vie, le secret des choses : parce « que nous seuls connaissons celui qui est la vie, celui « par qui toutes choses ont été faites, et sans qui rien « n'a été fait de ce qui a été fait. Or, celui que nous « connaissons, celui qui est la vie, et par qui tout a été « fait, veut nous dire aujourd'hui la pensée de la vie, la «♦pensée de ce qui a été fait (1). »
(0 L'Humanité au dix-neuvième siècle, ib.
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Mais c'est surtout la Bible et le voyant de Pathmos, le grand historiographe de Dieu, Thistoriographe du Monde Nouveau , qui nous diront bientôt, avec une clarté à nous faire tomber à genoux, la pensée de la vie, et ce que Dieu avait caché et ne veut plus cacher : la Révélation de la Révélation, dans l'histoire, tenue pendant près de deux millénaires en réserve pour le millénaire sabbatique des avant-derniers jours.
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