‹ Le monde nouveau ou le monde de Jésus-ChristChapitre 36 sur 43 · ÉPOQUE DE L'AVÈNEMENT DU MONDE NOUVEAU D'APRÈS L'APOOALYPSE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE DE L'AVÈNEMENT DU MONDE NOUVEAU D'APRÈS L'APOOALYPSE

Voici le grand historien, Tapôtre des derniers jours, quia vu le commencement et la fin, l'Alpha et TOméga, la génération éternelle du Verbe, et la génération éternelle de la Gloire, ou le Triomphe du Triomphe, Tapôtre saint Jean, le voyant de Pathmos, l'homme de la vision, le grand Chancelier, l'introducteur du Monde Nouveau, le quatrième membre delà sainte famille de Dieu sur la terre : «Mère, voici votre fils, fils, voilà votre mère. »

Jean est, selon la chair ^ le fils adoptif de Joseph et de Marie, et le frère adoptif du Verbe (1), grâce à cette adop-

({) La personne de Jésus-Christ étant la personne même du Verbe, une personne humaine ne pouvant coexister avec une personne divine dans le même être, Jean, frère de Jésus, de la personne de Jésus, se trouve être réellement le frère du Verbe. Voilà pourquoi il a été choisi pour célébrer la génération éternelle de son divin Frère, in principio erat Verbum, et pour nous transmettre sa dernière Révélation : «La Révélation de Jésus -Christ, donnée par Dieu à Jésus-Christ « pour découvrir à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Et il l'a « manifestée, en envoyant son ange à Jean son serviteur, qui a rendu « témoignage à la parole de Dieu et à tout ce qu'il a vu de Jésus- « Christ. Heureux celui qui lit et écoute la parole de cette prophétie, « et qui garde tout ce qui s'y trouve écrit. » (Apoc. i, 2, 3.)

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tien de Jésus sur la croix , au moment leplus solennel de la terre et des deux, du temps et de Télernité. Mais, selon r esprit et dans Tordre mystique, surtout dans le Monde Nouveau, Jean est le vrai fils de Joseph et de Marie et le vrai frère du Verbe. L adoption est une fiction, et, dans la mystique, les fictions disparaissent. Tout y est vrai et substantiel. Aussi Jésus n'a pas dit : Mère, voilà votre fils adoptif-IJl a dil simplement : Mère, voilà votre fils. A ce mot les eieux et les vertus des cieux ont tressailli, et ils ont reconnu, dans Jean , le frère par l'Amour de Celui qui est leur Maître, et le fils de celle qai est leur Reine.

Mais Jean n'est que notre frère aîné, puisque, par une grâce inouïe de la bonté, nous pouvons aussi devenir à notre tour les frères de Jésus et les fils de sa mère. Dans Jean cependant il y a quelque chose déplus. Il fait partie de la sainte famille, et, dans Tordre apocalyptique, il a un rôle spécial par rapport aux créations et aux régénérations des mondes, de même que Jean-Baptiste a un rôle spécial par rapport aux préparations : Jean- Baptiste, le plus grand des Saints, pour avoir annoncé et préparé, avec toutes les quahtés requises, chose qui suppose une sainteté extraordinaire, Tavénement de Celui qui crée les mondes et les régénère. Qui sait si Jean-Baptiste, Tâme des préparations, n'est pas l'Ange du premier verset du chapitre premier de l'Apocalypse, envoyé à Jean/?owr découvrir à son serviteur ce qui doit arriver^ la grande Révélation de Jésuç-Christ ?

Jean-Baptiste est encore une de ces grandeurs ca-

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chées, une grandeur à la saint Joseph, parce que les plus grandes choses de ces Saints prodigieux, parmi leurs grandes choses, se passent dans Tâme, théâtre deTAmour, foyer ardent des désirs et des aspirations qui font monter ou descendre Dieu à leur gré. Madeleine est aussi une de ces grandeurs cachées, et c est encore une Sainte ayant rôle dans le Monde Nouveau : Madeleine, Tamie du Seigneur, comme Jean , et que Dieu semble avoir ajournée, pour les avant-derniers jours, en la tenant à distance après sa résurrection, par ce mot glacial en apparence et qu elle comprend en ce moment : (( Marie, ne me touchez pas,/^ ne suis pas encore monté (1 vers mon Père. »

Or, c'est justement saint Jean, Tévangéliste de la Révélation, qui nous révèle ce mot (1), incompréhensible jusqu'ici et dont la clef nous est aujourd'hui donnée par le Monde Nouveau, où la Madeleine (rhumanité perdue mais retrouvée), pourra enfin se jeter aux pieds du Sauveur , les baiser avec amour et les arroser des larmes du repentir et de la reconnaissance.

Saint Jean est donc bien lapôtre de la Révélation. 11 est, de ce côté de la Croix, ce que Jean-Baptiste est au delà. L'un est le précurseur et l'autre le révélateur de la Croix. Ils représentent, le premier, l'austérité des vieux mondes, le second l'amour du Monde Nouveau. Tous deux purs et vierges. Mais Madeleine, la courtisane, est tout aussi pure, Dieu ayant recouvert les taches

(1) Év. de saint Jean, ch. xx, v. 17.

de sa robe blanche des plus riches pierres précieuses, comme pour faire, de cette femme de flamme, la figure de Thumanité passionnée et souillée, mais purifiée et repentante, ou la figure de la femme du monde, en général, retrouvant, dans lamour divin du Monde Nouveau, le remède et une magnifique compensation aux amours criminels des mondes profanes.

La terre est la figure du ciel, le ciel est le prototypede la terre. Il fallait donc que le Monde Nouveau eût ses représentations, dans les sphères célestes, afin qu'il y eût communication et pénétration possibles entre la terre et le ciel. Les saints personnages dont nous venons de donner les noms, représentent donc, dans le ciel, le Monde Nouveau; et nous verrons, dans le dernier chapitre, qu'ils le marqueront ici-bas du superbe caractère de leurs types divers.

Mais revenons à Jean.

Au chapitre i®' de T Apocalypse, l'ancien des jours nous apparaît sous les traits du Fils de Thomme, avec la tête et les cheveux, éclatants de blancheur, comme la laine et la neige. C'est bien là le Dieu du temps et de l'éternité, le Dieu des Millénaires du Cosmos. Il nous apparaît, en efTet, au milieu de sept chandeliers, représentant l'Église des sept millénaires, de la création à la fin du monde, et, en même temps, les sept périodes que l'Église postérieure à Jésus-Christ

aura à traverser avant sa glorification dans le Ciel.

Tout étant figure de tout dans les Saintes Écritures, où l'ensemble est le type du détail et le détail la figure de l'ensemble, ne soyons pas étonnés, si tout se trouve mêlé et confondu en apparence dans les Prophéties. Ainsi, par exemple, les désolations de la fin du monde se trouvent mêlées et confondues en apparence avec les désolations de la ruine de Jérusalem, dans les Évangélistes, ou de la ruine de Rome (Babylone, la grande prostituée), dans 1-' Apocalypse. Ces grandes ruines partielles, étant la figure de la ruine générale, se confondent avec elle , tout en laissant apparaître les différences.

Eh bien! nous allons retrouver la même confusion apparente, dans saint Jean, mêlant tout à la fois les traits qui conviennent à l'Église des sept millénaires cosmiques, avec ceux qui conviennent à TÈglise postérieure à Jésus-Christ, et divisée par périodes ou groupes de cinq siècles ou moitiés de millénaires.

Ainsi, à TÉglise du premier millénaire (le millénaire de la création, le millénaire de Farbre de la science du bien et du mal), le Fils de l'homme promet de faire manger des fruits de V arbre de vie, si l'Église fait pénitence. Or, évidemment, ces paroles de saint Jean s'appliquent également à T Église des cinq premiers siècles après Jésus-Christ, ou au premier couple du premier millénaire de notre ère.

A l'Église du second millénaire (le millénaire du Déluge), Dieu met en prison quelques-uns, et les faitsouf-

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frir pendant dix jours. Or 10 égale 1, en ne tenant pas compte du zéro (1). C'est donc un an qu'a duré Temprisonnement dans TArche de Noé et des siens [de quelques-uns). Et c'est en effet ce que dit le chapitre vu, verset 6 delà Genèse, et le chapitre viii, verset Vd (2).

Les paroles, adressées à l'Église du second millénaire après la création, s'appliquent aussi à l'Église de la deuxième période de 500 ans du premier millénaire, après Jésus-Christ, ou à la nuit de ce millénaire.

Au troisième millénaire, r Église habite où est le trône de Satan, en Egypte : « Je donnerai au vainqueur la

(1) Cela résulte de Ja loi mathématique que la somme des chiffres d'un nomhre a la môme propriété que ce nombre lui-même.

Un jour est quel(}uefois compté pour un an dans le langage biblique. Voy. le chap. xiv, v. 34 des Nombres.

(2) Veut-on une nouvelle preuve de cette singulière propriété des nombres et des rigoureux rapports des chiffres de la Bible avec les événements ? Nous trouvons cette preuve, dans ce môme chap. viii de la Genèse, v. 14. Noê sort de l'arche le 27® jour du second mois, ou à la fin du deuxième millénaire après Jésus-Christ, c'est-à-dire à rentrée du Monde Nouveau, après le déluge d'iniquités du monde païen et du monde christiano-païen. En outre, le nombre 27 égale 2 -j- 7 = 9. Or, le nombre 9 étant le terme final, après lequel il n'y a plus que la série indéfinie des nombres se renouvelant sans cesse, ou la série des nombres éternels, le nombre 27 exprimerait donc ici, soit la fin de l'ère chistiano-païenne, soit la fin du monde; La sortie de l'arche (pour entrer dans la gloire du Monde Nouveau ou dans la gloire des cieux) peut en effet signifier ces deux choses à la fois, en vertu de cette étonnante propriété que le livre des Saintes Écritures, seul, possède, de faire exprimer, avec une égale justesse, à toutes ses paroles et à tous ses nombres, une infinité de choses à la fois.

On n'en finirait pas si l'on voulait faire, ressortir la signification rigoureusement mathématique de tous les chiffres de la Bible. Oh ! quand ce Livre sera un peu compris, comme les impies tomberont à genoux, et comme les savantes critiques de M, Renan (Strauss) leur paraîtront saugrenues I

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« manne cachée et une pierre blanche et un nom nou- « veau » (les tables de la Loi, le nom de Dieu au Sinai).

Au quatrième millénaire, le millénaire de rapproche de Tavénement de Jésus-Christ, Dieu annonce sa prochaine arrivée et le don de Y Étoile du matin (la Vierge). Ce millénaire correspond au deuxième couple du deuxième millénaire, ou à la deuxième période de 500 ans, formant la nuit du deuxième millénaire de notre ère. Nous voulons parler de la Réforme et de la Révolution, où Dieu (( gouvernera les nations avec un sceptre (( de fer et les brisera comme un vase d'argile. »

Au premier couple du troisième millénaire après Notre-Seigneur, qui est l'époque dans laquelle nous allons entrer ou le Monde Nouveau, Dieu ne trouve pas d'abord TÉglise suffisamment vivante. Il lui ordonne donc d'être vigilante, de con^vm^r ceux gui étaient pHi^ de mourir. C'est le début du Monde Nouveau, du monde des croisades contre l'Impie et l'Infidèle. Dieu signale, dans cette période, la victoire de l'Église, yw sera revêtue de Blanc, la sainteté étant le caractère du Monde Nouveau.

Le deuxième couple du troisième millénaire ou la seconde moitié du Monde Nouveau (vers 2400) c'est l'église de Philadelphie, ou Y Amour des frères, le règne de la fraternité, c'est-à-dire le triomphe complet. Dieu célèbre le retour des Juifs prosternés aux pieds de f Église. Le Saint, le Véritable, annonce qu'il viendra bientôt. En attendant, il fait des vainqueurs autant de colonnes de la nouvelle Jérusalem et il écrit son nouveau

ou LE MONDE DE JÈSUS-CHRIST. ^^3

nom (le Monde Nouveau^ le monde de Jésus-Christ).

Au quatrième millénaire, après Jésus-Christ, Dieu trouve TÉglise nf froide ni chaude, il va la vomir de sa bouche. Il la menace des derniers châtiments avec des paroles d'ironie qui font frémir : «Tu dis : Je suis riche. . . « tu es malheureuse, misérable, pauvre, aveugle, nue. « Je te conseille d'acheter de moi de For éprouvé au « feu... des habits blancs pour te vêtir, de peur que la « honte de ta nudité ne paraisse... applique sur tes « yeux un remède qui te fasse voir. . . rallume donc ton « zèle. . . je châlie ceux que j'aime. . . je suis à la porte. . . « je frappe. Si quelqu'un entend ma voix, j'entre et je « soupe avec lui. . . et je le fais asseoir sur mon trône. » (Apoc. m, 1 7 et suiv.) On se dirait sur le seuil de l'Éternité, et déjà on croit entendre la voix de Dieu derrière les portes éternelles qui vont s'ouvrir.

La voilà au grand complet, la prophétie des Églises, de la cité de Dieu , car, sous ce terme générique d'Églises, l'Apôtre fait évidemment allusion à tous les chrétiens, à l'exclusion de ceux qui sont en dehors de l'Église, à l'exclusion de la cité du monde, dont le Prophète va bientôt nous entretenir.

Oui,. elle est complète cette prophétie de la cité de Dieu, de la cité mystique, elle nous fait assistera la destinée de l'Église depuis le commencement du monde jusqu'à la fin.

Maintenant le Prophète va nous faire assister à la destinée de la cité du monde, à la destinée de la Bête, afin que la double loi de l'histoire des deux cilés, soumises à

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la loi unique et souveraine du Fils de Thomme, du Fidèle, du Véritable, du Patient (remarquez ce mot), se vérifie, dans Tordre des prophéties' apocalyptiques, comme nous l'avons vue se vérifier^ dans Tordre des autres prophéties bibliques.

Au chapitre VI, TAgneau ouvre les sept sceaux; c*€st Thistoire de Thumanilé pendant les sept millénaires.

Les trois grandes monarchies païennes, avec leurç rois montés sur des chevaux blancs, roux, pâles, et la monarchie juive avec ses rois montés sur un cheval noir (1), nous apparaissent, à la voix de tonnerre des quatre animaux: Ces quatre monarchies de Tantiquité et ces quatre animaux représentent ici les quatre millénaires du monde avant Jésus- Christ.

Au milieu de ces rois, àTouyerture du troisième sceau ou à la fin du trosième millénaire de la création,. mille ans avant Jésus-Christ, nous apparaît Salomon sur son cheval noir, ayant à la main une balance représentant la justice de ses jugements,

(1) Nous renouvelons ici l'observation, que les paroles de la Bible signifient une infinité de choses à la fois. Il ne faut donc pas s'étonner, si nous saisissons ici des rapports que d'autres commentateurs n'ont pas saisi, et si nous faisons entrer la monarchie juive dans les quatre monarchies désignées dans ce chapitre de l'Apocalypse. Les autres trois monarchies seraient : la monarchie assyrienne, subjuguée par les Perses; là monarchie grecque des successeurs d'Alexandre, et la monarchie (Jes empereurs, romains. Mais cette interprétation n'exclut aucune des autres interprétations et figures que ce même passage de l'Apocalypse peut renfermer.

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A l'ouverture du quatrième sceau ou au quatrième millénaire, nous voyons TEmpire romain, sous les traits d'un Roi monté sur un cheval pâle et s'appelant la mort.

« L'enfer le suit, et la puissance lui est donnée sur « les quatre parties de la terre pour faire nîourir les « hommes. »

A l'ouverture du cinquième sceau ou au cinquième millénaire (la première moitié du premier millénaire après Jésus-Christ, ou la grande période des martyrs sous les empereurs romains), nous voyons apparaître, sous ï autel y les âmes des martyrs, à qui le chapitre xx de l'Apocalypse fait jouer un si grand rôle dans le Monde Nouveau ; ces âmes poussent des cris de délivrance. Elles demandept le Triomphe à grands cris, mais on leur donne une robe blanche, et on leur dit à' attendre^ jusqu'à ce que lenombre des martyrs soit complété pour l'expiation; afin que le Triomphe puisse alors se produire (!)•

(1) Chose étrange, en lisant le auméro du Monde An 22 février -1863, nous avons trouvé, à notre grande surprise, le nombre de» derniers martyrs de la Cochinchine, écrit en caractères italiques, nous donner le nombre neufy ou le nombre final, exprimant la totalité ou la consommation d*une chose, suivant sa signification tout à la fois mystique et. mathématique! U s'agissait, en effet, de 46,000 martyrs égorgés et de 20,000 emprisonnés; ou, en additionnant les chiffres de ces deux nombres, 1 -f- 6 + 2 = 9.

Cela signifie, non qu'il n'y aura plus de martyrs; hélas I il y en aura et beaucoup jusqu'à la fin du monde, et même dans le Monde Nouveau ; mais cela signifie que la coupe d'expiation est suffisamment pleine du sang des martyrs, pour que la miséricorde puisse déborder. Cela signifie, en d'autres termes, que le temps est venu où les Chrétiens devront avoir leur tour et commander au monde. Cela veut dire, enfin, que le moment est venu où les martyrs qui sont sous l'autel et qui attendent le Triomphe avec une sorte d'impatience, seront enfin glorifiés : « A l'ouverture du cinquième sceau (le cin^

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A l'ouverture du siaième sceau ou au sixième millénaire du monde, — qui est notre millénaire, le millénaire de la Réforme et de la Révolution, le millénaire des Révoltés, ou la nuit de la seconde moitié du deusème millénaire après Jésus-Christ, nuit fatale et sombre, signalée par de grandes guerres religieuses et révolutionnaires et des égorgements sur une échelle immense, — nous voyons les étoiles (les grands et les rois), tomber du ciel comme lorsque le figuier^ agité par un grand vent, laisse tomber ses figues vertes. Remarquez ce mot vertes^ c est la chute des grands et des rois, avant l'heure, avant la vieillesse, au plus beau de leur vie (Charles I*', Marie- Antoinette, Louis XVI).

« Toutes les montagnes (les puissances) sont ébranlées « de leur place. jL^ ciel (la noblesse, les puissants, les ri*

« quième millénaire du monde, ou le millénaire des grandes persé- « cutions dans Tempire romain), je vis, sous Tautel, les âmes deceui « qui ont donné leur vie pour la parole de Dieu et pour lui rendre « témoignage. Et tous jetaient un grand cri, disant : Seigneur, qui «êtes saint et véritable, jusqu'à quand différerez-vous de juger et « de venger notre sang sur ceux qui habitent la terre ? Et on leur « donna à chacun une robe blanche (la couleur des Saints). 11 leur « fut dit qu'ils se reposassent encore un peu de temps, jusqu'à ce « que le nombre de ceux qui servaient Dieu, comme eux, fût accompli « ainsi que le nombre de leurs frères qui devaient soufftir la mort « aussi bien qu'eux! » (Apoc, ch. vi.)

Eh bien, ce nombre est au grand complet, les 36,000 martyrs delà Gochincbine, dont le relevé a été fait d'une manière inusitée et avec une certaine solennité par le Journal de Rome du commencement de 1863, ont apporté à la divine coupe d'expiation la dernière goutte de sang, qui doit la faire déborder et mettre Dieu en demeure de remplir sa promesse : «Attendez encore un peu jusqu'au moment où le €« nombre de vos frères soit au complet. » Ce moment est arrivé. 36,000 martyrs en une fois (en neuf mois, d'après le Journal de Rome, encore le nombre 9 !} ; c'est assez III

ou LB MONDE DE JÉSUS^GHRIST. 437

« ches) disparaît comme un livre roulé. Les rois de la « terre, les princes et les tribuns^ et les riches et les puis- « sants, et tous les hommes libres et esclaves, se cachent « dans les cavernes et les rochers des montagnes. » (Louis XVI forcé de se réfugier, dans une tribune, au sein de la Montagne, le 10 août.)

Mais nous voici au septième millénaire, au millénaire du Monde Npuveau. Le prophète s'arrête, et le chap. vi de l'Apocalypse finit avant Touverture du septième sceau, et le vu* chapitre commence par ces mots : « Après cela (c'est-à-dire après le sixième millénaire et « à Feutrée du Monde Nouveau), je vis quatre anges, « debout aux quatre coins de la terre, retenant les quatre « vents, pour les empêcher de souffler sur la terre et sur « la mer et sur aucun arbre; » et un autre ange, portant le signe du Dieu vivant, crie aux quatre anges : « Ne « nuisez point à la terre, jusqu'à ce que nous ayons « marqué au front les serviteurs de notre Dieu, » et le nombre marqué fut de 144;000 ou 1 + 4 + 4 = 9, nombre final. Cela signifie : Ne nuisez pas à la terre que le nombre des élus ne soit au grand complet, au total, au nombre 9.

Le septième sceau (le septième millénaire, le Monde Nouveau, le Monde des Saints) une fois ouvert, on voit un ange s'arrêter et offrir à Dieu les prières des Saints sur un autel d'or, devant le trône de Dieu, avec un encensoir d'or. La fin va arriver, sept anges ayecsept trompettes vont répandre tous les maux sur la terre.

Mais, au chapitre xi, avant que le septième ange ne

fasse eoteadre la trompette de la fin des temps, il se produit un autre mbtnent d*arrêt.

On remarque toujours un moment d 'arrêt, aux divers endroits de FApocalypse où le prophète va parler de la fin des temps. Ce temps d'arrêt précède invariablement cette fin, et fixe par conséquent, à ce moment, la période du Monde Nouveau.

Avant donc que le septième ange fasse.entendre la trompette de la fin, le Prophète est invité à mesurer le Temple de Dieu. Mais on lui dit de laisser le parvis qui est hors du Temple et figure les gentils « qui fouleroot « aux pieds la Cité sainte pendant quarante-deux mois, » ou trois ans et demi. Ces trois ans et demi équivalent aux trois temps et demi de Daniel, ou à 3,500 ans après Jésus-Christ, date de la fin du monde, d'après ce prophète, d après la Genèse et d'après plusieurs autres passages de saint Jean.

Dieu donne son Esprit à ses deux témoins. « Ce sont « deux chandeliers, deux oliviers » c'est-à-dire la Synagogue et l'Église. Ils prophétiseront peiidant 1260 jours, c'est-à-dire, en divisant par 365, nombre de jours dans une année, trois ans et demi, toujours trois ans et demi, ou 3500 ans environ, époque qui est précisément celle que nous venons de trouver pour la fin du monde (i). Les Juifs, au milieu des nations, sont en

(0 Daniel fixe la fin du monde à 1290 jours, au lieu des 1260 jours dé TApocalypse. Ces 30 jours de différence, ou un mois, représentent le douzième d'une année ou d*un millénaire, c'est-à-dire environ 80 ans. Il y aurait donc entre la prophétie de Daniel et celle de saint Jean, une différence de 80 ans. Mais saint Jean ajoute : «Quand

ou LB VONOB DE 4É8U8-CHR1ST. 439

eiïet, avec TÉglise, une prophétie vivante qui durera jusqu'à la consommation des sièokis. Aliors les deux prophètes seront vaincus par la Bête, aux jours de la grande apostasie. Ensuite ils ressuciteront et monteront au ciel. Le* nombre 1 260 (ou 1 + 2 + 6 =? 9) exprime aussi le nombre final qu de la consommation^ c'est-à-dire la fiù du monde.

Au chapitre xïi, nous trouvons la vision de la Vierge : w Un grand signe parut dans le ciel : une femme revêtue « du 'Soleil^ ayant la lune sous ses pieds et une cou- « ronne de douze étoiles sur sa tête. » Elle s'enfuit dans le désert pendant 1260 jours ou, toujojurs pendant 3 ans 1/2 environ ou 3500 ans, époque de la fin du monde (1). La somme des chiffres de ce nombre 1260 exprime aussi, comme nous venons de le dire, le nombre final ou de la consommation, le nombre 9; Pense-t-on que toutes ces étranges coïncidences déchiffres, aboutissant toutes au même résultat, soient purement fortuites? Cela n'est pas possible.

Au chapitre xiïj, nous voyons l'humanité déchue et criminelle, figurée par deux bêtes, dont une, la grande

« les deux prophètes auront achevé leur témoignage, Ja Béte qui « s'élève de l'abîme leur fera la guerre, etc. » R s'écoule donc un certain temps entre leur témoignage, qui doit durer 1260 jours, et la fin du monde. Les deux prophéties sont donc parfaitement d'accord.

(1) 1260 jours ne donnent que 3,450 ans, mais il faut ajouter à ce nombre l'âge de la Vierge à sa mort, ce qui donne environ 3,500, chiffre qui se rapporte à celui de Daniel et de la Genèse.

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Bête, a sept tètes (les sept millénaires) et dix cornes (les dix siècles de chaque millénaire). Elle reçoit udb blessure mortelle, par le péché originel, mais cette blessure est guerre (far Jésus-Christ. Cette grande Bète se décompose en deux, la Bète du monde païen, « qui se « fait adorer par toute la terre. . . elle fait la guerre aux « Saints. » La seconde Bête vient ensuite, la Bète du monde christiano-païen « avec deux cornes semblables « à celles de l'Agneau, et elle parle comme le dragon. »

Ces deux cornes sont la figure des deux millénaires de la durée du monde christiano-païen. Ces deux cornes, semblables à celles de Tagneau, figurent la corruption d'un monde qui, tout en se disant chrétien, se conduit comme le Dragon.

Cette Bète fait tomber le feu du ciel sur la terre (découverte de l'électricité et de ses extraordinaires applications). Elle corrompt tout le monde, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves.

Le nombre de la Bète est de 666 ou 6 + 6 + 6 = 18 = t + 8 = 9, nombre final. Cela prouve que la Bète, qui dure jusqu'à la consommation figurée par le nombre 9, est bien l'humanité, aussi Jean appelle-t-il ce nombre, le nombre (Tun homme. L'homme passe neuf mois dans le sein de sa mère, figure de la gestation de Thumanité sur la terre avant sa naissance dans le ciel. Rien de clair comme l'Apocalypse (1) !

(1) L'inépuisable fécondité dHnterprétation des saintes Écritures apparaît encore dans ce chapitre. Ainsi, des commentateurs voient dans la première Bête et dans ses dix cornes une image de Tempire

ou LB MONDE DE JÈSUS-CHRlST. 441

Au chapitre xiv, le Prophète raconte la vision de TAgneau dans le ciel, avec ses 144,000 Vierges (1 + 4 + 4 = 9) , ou la totalité de son céleste cortège « chantant un cantique Nouveau devant le trône, » le cantique du Monde Nouveau^ pendant qu'un Ange porte l'Évangile éternel à toutes les nations^ à toutes les tribus^ à toutes les langues et à tous les peuples Ul C'est bien là le Monde Nouveau, le monde de Jésus-Christ, Yunus pastor et Yunum ovile du chapitre x de T Évangile de saint Jean.

Le Prophète annonce ensuite la fin des temps sous la figure de la chute de la grande Babylone a qui a fait « boire à toutes les nations le vin de la colère de sa « prostitution. » A ce tableau émouvant et terrible de la ruine de Rome, se mêle le tableau de la ruine du monde à la fin des temps. Rome est assise sur sept collines, image de la Bête ou de Thumanité assise sur ses sept millénaires. La Efête est aussi comptée comme étant la huitième pour figurer le huitième millénaire ou le lundi gras de Gog et Magog qui donneront le signal de la Fin (chap xx) .

romain qui, après sa dissolution, se divise en diverses moharchies. D'autres voient dans la seconde Bôte, avec ses deux cornes, une image de l'empire romain^ qui se divise en empire d'Orient et en empire d'Occident. D'autres interprètes, enfin, et quelquefois les mêmes interprètes, trouvent, dans la seconde Bâte,uneimage de l'Antéchrist, dont le nombre est celui d'un homme. Or, comme ce nombre est de 066, ou de 6 + 6+6=18=- l-f8 — 9, nombre final, cela lignifierait que l'Antéchrist viendra tout à fait à la fin.

Mais, avant cette ruine, le Prophète, au chapitre xix (au dix-neuvième siècle), revient au Monde Nouveau, au monde du souper des noces de l'Agneau. Il ne peut se séparer de ce monde bien-aimé. C'est évidemment son monde à lui. Il en signale clairement les préparations avec une pompe inusitée. Jusqu'ici ce sont des Anges qui ont sonné de la Trompette, ou des rois qui sont montés sur des chevaux Blancs, roux, noirs, pâles, pour figurer \e^ diverses révolutions apocalyptiques, cette fois c'est le Verbe de Dieu lui-même qui apparaît, mrdi sur un cheval BLANC ^ vêtu dune robe teinte de smf suivi par les armées du ciel montées sur des chevaux BLANCS, et vêtues d'un lin BLANC (1) et pur. Ce sont les Saints, car c'est le monde des Saints, le monde du triomphe des Saints qui se prépare.

Le Fidèle et le Véritable, qui Juge et combat avec justice, porte son sceptre de fer, et il est armé de sotigloit)^ à deux tranchants. Il porte écrit sur son vêtemmt et sur sa cuisse : le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, C'est bien le Grand Monarque.

Un ange debout, dans le Soleil, convoque tous les oiseaux du ciel, au grand souper de Dieu, pour manger la chair des rois et des tribuns, des riches et des pauvres^

(I) Toujours le blanc, ou la couleur des Saints et de la Vierge immaculée. C'est une nouvelle preuve que le Monde Nouveau doit être le monde des Saints et de la Vierge sans tache.

des hommes libres et des esclaves. (Les guerres de la Révolution, de TEmpire, de rAmérique, etc., etc.)

La Bête est prise, le faux prophète aussi, et ils sont plongés Vun et Vautre dans l'étang de feu.

Si on se souvient que le faux prophète, au rapport de Daniel, sera anéanti vers Tan 1900, on reconnaîtra que nous touchons à Taccomplissement de la prophétie, où l'ange Michel, descendant du Ciel avec la clef de l'abime et une grande chaîne en sa main^ prendra le dragon, r ancien Serpent, et le précipitera dans Fabîme pour mille ans, c'est-à-dire jusqu'en 2900 environ.

Nous voilà au chap. xx (au vingtième siècle), en plein Monde Nouveau, au septième millénaire, où les saints seront glorifiés dans le ciel et où TÉglise sur la terre se réjouira, sera dans la joie, rendra gloire, parce que le moment des noces de r Agneau est venu.

Alors une voix sort du Trône : « Louez notre Dieu, « vous tous ses serviteurs. . . vous tous qui êtes dans Të- « lévation et dans lobscurité. .. » ; et on entend « comme « la voix d'une grande multitude, comme la voix des (( grandes eaux, et comme la voix des tonnerres disant : « Alléluia, parce que le Seigneur, le Tout-Puissanf « règne. »

Hélas! mille ans passent; Satan est délié, il séduit, aux quatre coins du monde, les nations Gog et Magog (les démagogues) et c'est bientôt la fin. La dissolution,

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au rapport de Daniel, dure environ un demi-millénaire jusque vers Fan 3,500 après Jésus-Christ.

Au chapitre xxi nous sommes au ciel où nous retrouvons le nombre final, le nombre 9 ou sa racine carrée 3^ous une foule de formes différentes : la nouvelle Jérusalem a douze portes, douze anges aux portes elles douze tribus des enfants d'Israël, 12 = 1 + 2=3, trois fois le nombre trois donnent le nombre 9, ou la totalité. La muraille a douze fondements, encore le nombre 3, racine carrée de 9. Elle a les douze noms des Apôtres de r Agneau, encore le nombre 3 (I). La muraille est de 144 coudées de mesure d'homme ou de 1 -}- 4 -j- 4 = 9, nombre exprimant la totalité, 9 est encore ici le nombre de r homme ou de la vie totale de l'Humanité.

Les douze portes, les douze fondements sont encore des nombres Cosmiques, représentant les douze mois de la Révolution de la terre autour du soleil, ou une évolution complète, pour exprimer que tout est parfait

(1)Le nombre 3 exprime aussi, comme racine carrée de 9, la base, le fondement, le point de départ d'une série de l'ordre mystique. Les { 2 patriarcbes, par exemple, ou 1 -f- ^ ^=^ ^9 sont la racine carrée ou la figure de la totalité du peuple juif. Les 12 Apôtres par la même raison sont la racine carrée ou la figure de la totalité de J 'Église. Le nombre 3 est donc le nombre par excellence, il est le nombre de la Trinité, racine carrée de tout. Aussi, généralement, le nombre 3 exprime le commencement, et le nombre 9 la fin d'une série mystique. Le nombre 7 exprime ordinairement la durée du cosmos, la semaine étant le type biblique de la durée du cosmos. La clef*des nombres sacrés est dans ces quelque mots.

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dans le ciel, et que révolution de Thumanité se trouve terminée, au moment ou TÉternité commence.

Tout est donc pesé, compté et mesuré, avec les mêmes poids, les mêmes nombres et les mêmes mesures, dans le ciel, .sur la terre et dans les enfers. Et c'est, dans ces poids, ces nombres et ces mesures, que la toute -puissance de Dieu ramène sans cesse la liberté de l'homme et sa propre liberté, ce qu'un grand métaphysicien, M. Grandet, appelle la constante arbitraire des mondes.

L'âme de l'homme doit avoir un rapport avec son corps, et son corps un rapport avec le milieu oti il vit, et avec la marche des mondes de notre système planétaire; or ce milieu et cette marche sont mathématiquement réglés. 11 ne faut donc pas s'étonner du rapport des révolutions apocalyptiques avec les révolutions dont notre globe est le théâtre.

Voici donc, aux clartés de la Bible et de l'Apocalypse, la clef de la science et de l'histoire, et la loi de leur unité ou de l'unité de toutes les connaissances, au sein de Dieu, Prototype des sciences, parce qu'il est le prototype des Êtres.

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