LUMIERE DIFFUSE
lie personnages, d'animaux, etc., quand ou place au cculi'e du
Fig. (i4 et <i5. — Itéfluiion sur les
lablcau le miruii- cyliudrique uu conique, |ioui- lequel il a clé construit (iig. 64, 65 et 66).
g 7. LtlHIÈtlË mnÉGULIËHEHE^T nÉFLÉCHIE OtI LliMIÙlE OIFFUSt'.
Nous n'avons considéré jusqu'ici que la lumière réfléchie r^ulicremcnt à la surface des corps polis; et les phénomènes auxquels donne lieu celte réilexion montrent assez, comme nous l'avons déjà dit plus haut, que si le degré de poli était parfait, le corps i-éfléchissant serait invisible pour nous. On y
verrait l'image plus ou moins déformée des objets lumineux qui entourent ce corps, on ne le verrait pas lui-môme. Et si, à l'exception des sources de lumière, tous les corps étaient dans le môme cas, l'œil ne percevrait qu'une multitude indéfinie d'images des corps lumineux, du Soleil par exemple, sans voir rien autre chose. Dans une chambre obscure, si Ton fait tomber les rayons solaires sur un miroir, la surface de ce dernier donne une image éblouissante du Soleil, mais les autres points du corps réfléchissant ne sont légèrement visibles que par la faible fraction de la lumière qui est irrégulièrement réfléchie à sa surface, (i'est cette lumière diffuse qui permet d'apercevoir le miroir de tous les points de la chambre obscure*.
La proportion de lumière spéculaire et de lumière diffuse réfléchie par un corps ne varie pas seulement avec le poli de sa surface, mais aussi avec la nature du corps, sa couleur, et enfin avec l'angle des rayons incidents. Une feuille de papier blanc mate réfléchit la lumière dans tous les sens ; mais sa blancheur est d'autant plus éclatante qu'elle est exposée plus perpendiculairement à la source de lumière. Si l'observateur se place, pour examiner la surface de la feuille, dans des directions de plus en i)lus oblicpies, la proportion de lumière diffuse diminue, et par suite réclalde la surface. Par compensation l'œil reçoit des rayons de plus en plus nombreux réfléchis régulièrement, de sorte qu'en |)Ia(^*anl la flamme d'une bougie très près de la surface d'une feuille de |)apier, et en l'observant obliquement dans une direction op[)osée, on voit une image très distincte de la flamme, réfléchie comme dans un miroir (fig. 66).
(Juand on dit que la lumière difluse est de la lumière réfléchie irrégulièrement, cela ne signifie pas que les rayons dont
1. In corps (jui ursl pas lumineux pnr liiMnonie, devient donc seuloiuent visible par lit lumière «liffuse «pie sa surface réfléchit de t(Uis cotés. Cependant on verra plus loin qu'il est un ««rand nondue île substances ajant la propriété dVmettre une lumière qui leur est piHïpiv. «juaiul elles sont exposées aux raynns d'une source lumineuse plus ou moins intense: ce sont les substances dites pliosphorescentes. IVut-étre tous les cor|»s jouissent-ils de b mc'me pi-opriété à des de^-rés tirs dilTérents, de sorte que leur visibilité serait en partie diw à la pliosphoi'escence, en partie à la dilTiision fie la lumière.