‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 41 sur 173 · II · texte numérisé non relu

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les LE MONDE PHYSIQUE.

lieu aux mêmes phénomènes de dccoiTipositioii et de recom|iosilion. Analysées à l'aide du [iiisnie, olles produisent des spectres d'éclat ti'cs vui'ialtlo, mais dont la cnnipositiim en rdyous colorés est procisiSment celle du spectre solaire.

Les lumièi-es provenant d'autres sources, des étoiles, des llanunes arliiicielles, du dégayonionl de l'éleclricité soit dans les appareils de pliysiijne, soit dans les orages, ditnnont toutes des spectres, dans lesquels les eouleurs sont disposées dans le même ordre que les couleurs du spectre solaire. Mais, eu général, le jihénomène est moins brillant ; et, comme nous le verrons bientôt, il arrive que telles ou telles couleurs man- <|uent, et alors elles se trfuiveni remplnc6es|)ar des bandes obscures.

î/>s expériences qui seivenl à montrer que les diverses couleurs i\n spcclre donnent, pai' leur réuTiion, de la lumière blanche, sont aussi concluantes quand on enq)loie les rayons colorés (In specti'c, nue si l'on se sert des coulcui's des coi'ps éclairés, delà seul sulliiair pcmi- prouver (pie ces dernièi-es couleurs sont. coLiiuie celles (tes souices liiniiiieuses . inégalement rérra!ij;ibles. Mais Newton a iail des expériences directes sur eetl*^ dilf'éreucc. Il a exauiiiié. à l'aide d'un prisnu", un morceau de papier donl les di'U.v moitiés élaieut peintes de C(mleurs diflérenles, l'une roujîe, l'anlre bleue; e(, eu disposant le prisnitel le pa|iier au devani d'une ieiiètre, connue l'iiuliqne I:i (ipui'c 1 10, il a i'eniaïqné (juc les deux nuiiliés du papier pa— laissaieiil inéjialennLil déxiées. la inoilié bleue se Irouvaiil Irauspoiiéc un \»-u phir. liant ijiic la moitié rouge, de sorte que

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le morceau de papier parut divisé en deux parties, dont l'une n'était plus le prolongement de l'autre. Le contraire arrivait (le

Fi;;. HO. — liii'gaW ii!fi'aii[;iliilJlês d.'s diverses i-oiiIimu-k,

bleu plus bas que le rouge), isi l'au^lv tlu prisme était placé en sens inverse. Ainsi le bleu était plus réfrangible que le rouge.

Fin. 1 H . — Inigalns réfrangibililés ilos coiiIriips .siinpl<>s. Ki|)éiienc(! ilo Newinn.

En recevant derrière une lentille ci sur un écran de papier blanc les images du même papier éclairé par une chandelle.

Newton reconnut pareillement qu'il fallait placer récran à des distances différentes pour obtenir des images nettes de la moitié rouge et de la moitié bleue. Un fil de soie très noire, qui entourait le papier plusieurs fois, permettait de juger avec plus de facilité l'endroit où l'image de chaque couleur se faisait avec netteté ; car, en d'autres points, les raies noires étaient mal terminées et confuses. Pour la moitié bleue, la distance de l'image à la lentille se trouva plus petite que pour la moitié rouge, ce qui montre encore que le bleu est plus réfrangible que le rouge. Ces deux expériences sont les premières que Newton décrit dans son Optique.

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