‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 42 sur 173 · LES RAIBS DU SPECTRE SOLAIRE. — ANALYSE SPECTRALE · texte numérisé non relu

LES RAIBS DU SPECTRE SOLAIRE. — ANALYSE SPECTRALE

Joseph Frauenhofer, né en 1787, à Straubing, petite ville de Bavière, était fils d'un simple vitrier. Il fut d'abord ouvrier tailleur de verres, mais, à force de travail et de persévérance, il parvint à mériter la réputation du plus savant et du plus habile opticien de notre siècle. Frauenhofer ne se borna point à apporter à la construction des instruments d'optique une perfection jusqu'alors inconnue; observateur consommé, il se servit des appareils qu'il fabriquait, pour faire différentes découvertes, parmi lesquelles celle que nous allons décrire est à coup sûr une des plus curieuses et des plus fécondes en conséquences.

Newton, en étudiant les diverses parties du spectre solaire, n'avait rien pu distinguer qui servît de limite précise aux diverses couleurs : elles paraissaient se fondre les unes dans les autres d'une manière insensible et sans interruption apparente. Persuadé, par ses expériences, que les rayons colorés de la lumière blanche possèdent, de l'extrême rouge à l'extrême violet, tous les degrés possibles de réfrangibilité, il regardait chacun de ces rayons comme simple et homogène, et pensait que la lumière décomposée par le prisme était étalée d'une manière continue sur toute l'étendue du spectre.

Page 1