THÏIORIE DE LA RÉFLEXION. SOT
points (le la surface de l'unde A' B' peut fitrc oonsidt^ré soit comme provenant direclement du ])uint lumineux, soit comme déterminé par l'action isolée des points de l'onde AB, dont chacun est regardé comme un centre d'ébranlement. Toutes les ondes élémentaires émanées des points de AB, tels que mn, sont sphériques, puisque le milieu est supposé Inimogcne, et elles ont pour enveloppe commune l'onde A' B'.
Ce principe suffisait à Huygens pour expliquer les lois de la réflexion et de la réfraction telles que les établit rexjiérience, mais la théorie restait incomplète, et c'est à Fresjiel qu'on doit de l'avoir rigoureusement achevée, en Taisant intervenir, ainsi qu'on va le voii', le principe de l'inlerféreuce des ondes lumineuses.
Nous prendrons pour guide Fresncl lui-même, non dans la démon s Ira lion générale rigoureuse qu'il a donnée de la ré- Itexion et de la réfi-actiou dans le système des ondes, mais dans l'exposé plus élémentaire et plus simple qu'il en a faitp(mr le supplément à la Chimie de Thomson.
« Soient ED et FG deux rayons incideiils partis du même centre d'ondulation, que je suppose à une dislance infinie, en sorte que ces rayons sont parallèles entre eux; soit AB la surface réfléchissante; menons par le ])oint G la ligne droite Gi, perpendiculaire aux rayons ED et FG: ce sera la direction de l'onde incidente, au moment où elle vient rencontrer en G la smfacc rtsfléchissante. D'après le principe de Huygens, nous pouvons considérer chacun des points successivement ébranlés, G el D, par cette onde, comme étant eux-mêmes des centres d'ébranlement, qui, en agissant isolément, enverraient des
Fi-. iSi. — PriiifiiH. .niiijgfii 011 de» onJcs i>nvclu|i[ips.
LE MONDB PHTSIQDB.
rayons dans une infinité de directions et avec des intensités différentes. Il serait sans doute bien difficile de découvrir la loi.'d€fs.,Vai;iâtions:dé leur intensité aUto^F: du. point rayonnant; mais :h$ui:eQ5ement: nous n*en: ayons pas besoin; car,; quelle qnc.soit^cçttQ l,di;. ilest évident.que les. rayons. élémentaires pjirjlîs des:poi)itsG et D, qui suivront des directions parallèles, étant absolument dans des cas semblables, devront avoir la inêiueihttCQstt^ et la même direction de mouvement oscillatoire. Or ce principe nous suffit pour juger suivant quelle directiou peuvent ^e -propager les vibrations résultantes de la réunion dés rayons élémentaires. En effet, considérons Tonde réfléchie
à une distance inûniment grande de ÂB relativement à Tinterval le 6D et autres inler-
valles du même ordre :
soient GK et DL deux rayons élémentaires réfléchis, concourant vers
un même point de celle onde; ils seront parallèles, à cause de la dislancc infinie a laquelle il est situé. Supposons Tangic KGB égal à Tangle EDA; il esl clair que les vibrations apportées par les rayons GK et DL à leur point de concours seront parfaitement d'accord. En effet, à cause de l'égalité de ces angles, si du j)oint D on abaisse sur GK la perpendiculaire DC, les deux triangles GCD et IDG seront égaux, et par conséquent GC sera égal à ID. Or ID esl la portion de chemin que le rayon incident ED a parcouru de plus que FG pour arriver à la surface ; et GC esl la portion de chemin que le rayon réfléchi en G doit parcourir de plus que celui qui est réfléchi en D, pour arriver à leur point de concours ; donc, lorsqu'ils y seront arrivés, ils auront parcouru en somme la même longueur de chemin, et par conséquent y vibreront d'accord*.
\, On peut din» aussi que tous les rayons du faisceau compris eniro FG et El), apKsa^oir touché les diffêi-ents points de la surface réfléchissant de (i h D, arriveninl à la fois sur 1^
Fig. 183. — Théorie de la réflexion dans le système
dos ondes.