‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 84 sur 173 · DIRECTION DES VIBRATIONS LUMINEUSES · texte numérisé non relu

DIRECTION DES VIBRATIONS LUMINEUSES

g 4. DIRECTION niANSVEBSALE MIS \1BRAT10.NS MNIM:! SKS.

Nous nous arrèlerons là daus la descri[Uioii des phéiioinèiios que produit la lumière |>olarisée, phénomènes des plus inicressauts, et dont rénumération seule exi(;erait de longues pages. Le but que nous nous sommes proposé en abordant cette partie de Toptique est beaucoup plus, nous Tavouons, d'exciter la curiosité du lecteur, et de l'engager ainsi à entreprendre une élude plus complète, que de lui donner une idée nette des causes de ces phénomènes, c'est-à-dire de montrer quelle explication re(;oivent ceux-ci dans la théorie des ondulations. Nous ne pouvons nous empêcher cependant de résumer en quelques lignes les importants progrès que la théorie a faits, sous l'impulsion des découvertes qui se sont succédé si rapidement au conunencement de notre siècle.

Nous avons vu dans un chapitre précédent que les phénin mènes lumineux sont dus au mouvement vibratoire du milieu élastique qu'on nomme éther. Les phénomènes d'interlérenee, inexplicables dans le système de l'émission, trouvent au contraire dans l'hypothèse des ondulations une explication des plus simples et des plus satisfaisantes ; mais elles n'apprennent rien sur le sens dans lequel ont lieu les vibrations de l'élher. On pouvait supposer avec une égale vraisemblance (pie les oscillations d'une molécule s'etîecluenl, soit dans le sens de la propagation de la lumière, soit dans une direction parallèle à la surface des ondes, ou perpendiculaire au rayon lumineux, soit enlin dans une direction quelconque oblique à ce rayon.

Mais en adoptant la première hypothèse, celle qui assimile pour ainsi dire les ondes lumineuses aux ondes sonores, il était impossible de rendre compte de la transformation que subit un rayon lumineux quand il a traversé un milieu biréfringent, ou qu'il s'est réfléchi sous un certain angle à la surface d'un corj)s poli. Pourquoi, si les vibrations étaient longitudinales, le rayon polarisé aurait-il, dans certains plans, des propriétés II. ii

particulières? Poui-quoi ces propriétés appartiendraientretles exclusivement à certains cAtés du rayon? Ces objections pw^ taîent une grave atteinte à la théorie des ondulations, quand Fresnel eut l'idée de substituer à l'hypothèse des vibrations longitudinales celle des vibrations transversales perpendicu-

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laires à la directiuii de lu propî^alîon lumineuse. Un rayon de lumière naturelle est alors celui dans lequel les niouvemeiils vibiatoires s'clTecLueiit successivement dans tous les sens à la surface de l'onde, ses propriétés doivent clone èli'c les mêmes de tous les côtés. Mais si ce rayon \ienl à traverser un polariseui', en sortant du milieu biréfringent, les vibrations dont il se

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