‹ Le monde physique (volume 3)Chapitre 221 sur 271 · G. PUISSANCE MÉCANIQUE DES OURAGANS. SOURCES DE LEUR FORCE VIVE · texte numérisé non relu

G. PUISSANCE MÉCANIQUE DES OURAGANS. SOURCES DE LEUR FORCE VIVE

En octobre 1844, un cyclone terrible passa sur l'île de Cuba, où il accumula les ruines; puis, poursuivant sa route vers le nord-est, il aboutit à Terre-Neuve, après avoir franchi en moins de trois jours la distance qui sépare ces points extrêmes. D'après Redfield, le météore ne couvrait pas un espace moindre de 500 milles (800 kilomètres). La direction du vent formait avec la direction tangentielle un angle de 6° environ et sa violence était telle, en s'engoufnant à l'intérieur du cyclone, que, si l'on suppose un cylindre de 100 mètres de hauteur et de 150 kilomètres de rayon ayant pour centre celui de l'ouragan, il ne fallait, d'après les calculs du docteur Reye, que 5 heures 20 minutes au vent pour renouveler entièrement ce cylindre de tempête : cela suppose une vitesse de 40 mètres par seconde, de 144 kilomètres par heure, et le volume de l'air mis ainsi en mouvement dans ce court intervalle de temps approchait de 450 millions de mètres cubes par seconde. Les 500 millions de kilogrammes que pèse une telle masse d'air et qu'aspirait ainsi le centre de la tempête, nécessitait un travail d'environ 40 milliards de kilo-

1. Comples rendus de l'Académie des sciences pour 1875, t. I.

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