ART I E DE L'ITALIE ET DE L'ALLEMAGNE
Planche XXU
Dresse par A.YuDleimn Gravé par Erliard.
Imp Fra-iHery
« Une position géographique telle que les régions tropicales de même longitude soient occupées par la mer, en d'autres termes l'absence de toute terre tropicale sur le méridien du pays dont il s'agit d'étudier le climat ;
« Une chaîne de montagnes qui, par sa forme ou sa direction, gênerait l'accès des vents chauds, ou bien encore le voisinage de pics isolés, à cause des courants d'air froid qui descendent le long de leurs versants ;
« Les forêts d'une grande étendue : elles empêchent les rayons solaires d'agir sur le sol ; leurs organes appendiculaires (les feuilles) provoquent l'évaporation d'une grande quantité d'eau, en vertu de leur activité organique, et augmentent la superficie capable de se refroidir par voie de rayonnement. Les forêts agissent donc de trois manières : par leur ombre, par leur évaporation, par leur rayonnement;
« Les marécages nombreux qui forment, dans le nord, jusqu'au milieu de l'été, de véritables glacières au milieu des plaines ;
« Un ciel d'été nébuleux, parce qu'il intercepte une partie des rayons du soleil ;
« Un ciel d'hiver très pur, parce qu'un tel ciel favorise le rayonnement de la chaleur1. »
Ces causes multiples, dont l'action simultanée suffit à expliquer, dans la pensée d'Humboldt, toutes les inflexions des isothermes, c'est-à-dire la variété des climats en tant qu'ils dépendent de la température , peuvent se ramener à trois genres d'influence, à l'influence du sol, à celle des eaux, à celle de l'air ou des vents.
En ce qui concerne le sol et les eaux, il ressort de tout ce que nous avons vu en parlant de leurs températures respectives, que l'inégalité de leur répartition à la surface du globe terrestre est le principal facteur qui intervient dans la répartition de la chaleur elle-même, soit entre les deux hémisphères, soit,