OBI
BBS
SSS s
ni
ES
BB
ï BB
ssss
ES
aa
0° -15° Courbe
Mil
-io"
des Te
-5° nsions —
>° 10° Courbe d
15° 2( ss Poids ..
Fig. 86. — Courbes de la tension et du poids de la vapeur d'eau, d'après Regnault.
Ceux-ci peuvent se diviser en trois catégories : les hygromètres à condensation, les hygromètres d" absolution et les psychromètres.
La température de l'air extérieur étant connue, sa tension élastique maximum l'est pareillement. Il suffit, pour la connaître, de consulter les tables de Regnault, ou les courbes construites d'après ces tables (lig. 86). On aurait donc l'état hygrométrique cherché, si l'on avait la tension de la vapeur
OBSERVATIONS HYGROMETRIQUES. 231
d'eau contenue dans l'air au moment de l'observation. Pour y parvenir, on refroidit progressivement une lame métallique polie, jusqu'à ce que sa surface se ternisse par le dépôt d'une couche de rosée, et l'on note la température de la plaque, qui est celle à laquelle l'air serait saturé par la vapeur d'eau qu'il contient, et que pour cette raison l'on nomme point de rosée. Les tables ou les courbes donnent la force élastique correspondante, et en la divisant par la tension maximum trouvée plus haut, puis en multipliant le quotient par 100, on a l'état hygrométrique ou l'humidité relative.
Tel est le principe des hygromètres à condensation1 .
La figure 88 montre comment était disposé celui de Daniell. C'est un tube doublement recourbé, portant deux boules : l'une, A, en verre de couleur foncée, bleue ou noire, et à moitié pleine d'élher; dans le
liquide plonge le réservoir d'un thermomètre. L'autre, B, est vide, ou ne contient que de la vapeur d'éther; elle est entourée d'un linge très fin sur lequel on verse de l'éther, jusqu'à ce que le refroidissement produit par l'évaporation à l'intérieur de A détermine un dépôt de rosée à la surface extérieure de celte dernière boule. La température marquée par le thermo-
1. Le plus ancien hygromètre de ce genre fut imaginé par un physicien français du dixhuitième siècle Le Roy. Un vase en étain contenant de l'eau, un thermomètre plongé dans le liquide (fig. 87), formaient tout l'appareil. On introduisait successivement des morceaux de glace dans l'eau du vase pour la refroidir, et l'on saisissait le moment où, ce refroidissement s'étant communiqué à la couche d'air qui surplombait le vase, la surface brillante de l'étain venait à se ternir par un dépôt de rosée. Le thermomètre indiquait la température correspondante. L'appareil n'était pas susceptible d'une grande précision, et le vase rempli d'eau, en s'évaporant, pouvait altérer l'état hygrométrique de l'air ambiant.
Fig.
Hygromètre de Daniell.