AMÉRIQUE DU SUD
Âconcagua (Andes). . . 6S51'"
Ulampon — G3GI)'"
Cbimborazo — 0550'"
Colopaxi — 594ê"'
OCÉAKIE
Mauna Kea (Hawaii}. . . 4197"
Cook (l\. Zélande) . . . 5768"'
Nous relevons, dans la liste très longue de Y Annuaire, 140 sommets dépassant 4000 mètres. Sur ce nombre, 56 appartiennent à l'Asie, 44 aux deux Amériques, 27 à l'Europe, 8 à l'Afrique et 5 à l'Océanie. 23 points ont entre 5000 et 6000 mètres d'altitude, 12 entre 6000 et 7000, 15 entre 7000 et 8000; 7 seulement dépassent ce dernier chiffre, appartenant tous d'ailleurs à l'Asie (Himalaya et massif central). On voit que l'on est loin de l'époque où le pic de Teyde (Ténériffe) était regardé comme la plus haute montagne du globe. Ce sommet remarquable n'atteint pas 4000 mètres; il est dépassé par les 140 dont nous venons de parler et par beaucoup d'autres encore.
du globe, a la plus forle altitude moyenne pour sa crête : Humboldt l'évalue à 4777 mètres. Les Andes, dans l'Amérique du Sud, viennent ensuite, avec une élévation moyenne de 3607 mètres. Elles contribuent pour 126 mètres à l'exhaussement du niveau moyen des plaines, qui est d'environ 195 mètres.
L'Afrique, l'Australie n'ont été encore que fort imparfaitement étudiées sous ce rapport, bien que les explorations de ces trente dernières années aient fait connaître l'altitude de sommets assez nombreux et, pour le continent africain notamment, d'une notable importance, comme on peut s'en
Fig. 8. — Relief de l'Himalaya ; coupe du sol entre le Gaourisankar et les Louches du Gange : 1, échelle des hauteurs décuple de celle des longueurs; 2, échelle vraie.
assurer en parcourant les chiffres de la note qu'on vient de lire plus haut.
Toutes les cotes d'altitude que nous avons relevées sont celles des sommets et des crêtes au-dessus du niveau de l'Océan; il faut toujours se le rappeler, si l'on veut se faire une idée exacte de l'effet qu'elles peuvent produire lorsqu'on les contemple de leur pied, c'est-cà-dire d'un point qui peut avoir lui-même, ou une altitude nulle, ou au contraire une altitude très forte. Cela explique pourquoi tel sommet isolé comme le pic de Ténériffe, et vu du bord de la mer, produit une impression plus forte que celle d'un mont beaucoup plus élevé, mais dont la base a elle-même une altitude comparable à celle de très hautes montagnes.
En somme, au point de vue qui nous occupe ici, c'est pente des continents, depuis les côtes de l'Océan qui les bordent, jusqu'aux lignes de faîte des chaînes de montagnes qui en forment la charpente, qu'il serait le plus utile de connaître, afin de bien se rendre compte, ainsi que nous le disions plus haut, de la rapidité des gradins que les masses d'air ont à parcourir, dans une direction déterminée, soit qu'elles se meuvent en gravissant la pente continentale, soit qu'elles la descendent en sens opposé. Des coupes verticales du relief continental , selon les divers rumbs de vent, seraient donc un document utile à consulter pour la météorologie de chaque région du globe. Nous donnons ici, dans les figures 8 et 9, deux coupes de ce genre, qui, hâtons-nous de le dire, outre que la courbure du sol a été volontairement omise, ne visent point, en ce qui concerne les accidents de profil, à une exactitude
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scrupuleuse : nous avons voulu seulement que le lecteur pût
se faire une idée précise de ce que sont les deux massifs montagneux les plus considérables du globe en regard des dimensions réelles de ce dernier. Ces coupes sont, la première, celle de l'Inde, entre le Gaourisankar et les bouches du Gange; l'autre, celle du continent américain, à un ou deux degrés audessous de l'équateur, du Pacifique à l'Atlantique. Pour rendre ces reliefs sensibles à l'œil, le dessinateur a d'abord usé d'un moyen toujours adopté en pareil cas, celui d'amplifier l'échelle des hauteurs en comparaison de celle des longueurs (ici, elle est seulement décuplée). Mais au-dessous de ce profil défiguré il a tracé aussi, à la même échelle pour les hauteurs et les longueurs, le relief véritable, qui se réduit, comme on peut le voir, à un simple trait, à peine plus fort là où les masses de l'Himalaya ou celles des Andes élèvent leurs sommets couverts de neiges éternelles.