‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 110 sur 190 · LA VISION CHEZ LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

LA VISION CHEZ LES ANIMAUX

neau (elle persistait même après la section de ces organes). Se fait-elle par les bourgeons oculaires flottant dans la cavité viscérale, ou par quelque organe ignoré, ou bien est-ce toute la couche hypodermique qui est sensible à la lumière? Celle-ci, dans ce cas, agit-elle comme sur les hydres vertes dans l'expérience de Tremblay, ou comme sur les grenouilles que Ton a aveuglées et qui savent à la longue se placer dans l'endroit de leur prison où elles recevront le plus de lumière ? Il y a une très grande différence entre ces derniers actes qui ne supposent qu'une perception lente et obscure de la lumière, et ^3eux de l'asticot. Ici la perception est rapide , instantanée, de plus la direction est immédiatement perçue : en sorte u'il est difficile de ne pas rapprocher celte perception de l'asicot, quelle qu'elle soit, des perceptions fournies par les organes ^nsitifs proprement dits, et même notablement parfaits, puisqu'ils perçoivent à la fois la direction et l'intensité. » Toutes les questions ainsi posées, et bien d'autres que chacun t se faire, relatives aux sensations lumineuses qu'éprouvent êtres vivants, à l'influence qu'exerce la lumière sur leurs nés, sur leurs vies, sont du domaine de la physiologie, jyM MJLtôt que de la physique. Mais, pour les résoudre, c'est

méthodes expérimentales des physiciens qu'il faut avoir urs nécessairement ; et l'on peut voir ainsi combien 1*^ t^-ade de la partie de la Physique que nous venons d'exposer ^^^-Cir:Mmairement dans cet ouvrage peut avoir d'importance pour ■ e^^ ^^rogrès des sciences naturelles elles-mêmes.

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