AURORES ET CRÉPUSCULES
ainsi direcleraeiit écl.iirées réfléchissent elles-mêmes leur lumière à rintérieur du cône d'ombre et ces réflexions successives étendent nécessairement les limites de la lueur crépusculaire.
On a cherclié à déduire la hauteur de l'atmosphère de celle
(lu point culminant de la courbe crépusculaire, à l'heure où
<;elle-ci est suffisamment limitée et distincte. Le temps écoulé
<lepuis le .coucher du Soleil permet de calculer aisément la
<listance angulaire à laquelle l'astre se trouve en ce moment
25ious l'horizon ; c'est alors un simple problème de géométrie
^t de calcul, que de trouver de combien le point culminant
^lépasse verlicalemenl le rayon de la Terre. M. Biot, utilisant
^les observations faites par Lacaille, a obtenu ainsi 59 kilo-
jnètres environ dans Thypothèse que les rayons solaires
jii'avaient subi qu'une réflexion, et moins de il kilomètres
clans l'hypothèse de deux réflexions successives, et il pensait
€ |uc la hauteur de l'atmosphère devait être com[)rise entre ces
cileux limites. Aujourd'hui, par d'autres méthodes, on est arrivé
«. des nombres beaucoup plus forts, ce cpii permet de supposer
€ j^ue la méthode dont ncms venons de dire un mot n'est ])as sus-
<^eplible d'une grande précision.
Nous terminerons ce paragraphe en reproduisant d'après KiBmtz, qui n'a fait lui-même que résumer les observations |P€)pulaires des cultivateurs et des marins, les indications ou pronostics du temps d'après l'aspect du ciel pendant les crépuscules et les aurores.
ce Les apparences du crépuscule, dit-il, dépendant de l'état du ciel, il en résulte qu'elles peuvent servir à faire prévoir
Jiiscju'à un certain point le temps du lendemain. Quand le ciel ^st hhu et qu'après le coucher du Soleil la région occidentale se cic)uvre d'une légère teinte de pourpre, on peut assurer que le l^rn^js sera beau, surtout si l'horizon semble couvert d'une '^gère fumée. Après la pluie, des nuages isolés colorés en rouge ^t oî^n éclairés anncincent le retour du beau temps. Un crépus-
k'Sk LE MONDE PHYSIQUE.
cille d'im blanc jnuuâlre, siirloul quand il s'élend au loin snr le ciel, n'est pas signe de beau temps pour le lendemain. Dans Topinion des habitants de la campagne, on doit s'attendre à des orages lorsque le Soleil est d'un blanc éclatant et se couche an milieu d'une lumière blanche qui permet à peine de le distinguer; le ju'onoslic est encore plus mauvais quand de légers» rin^is, ({ui donnent au ciel un aspect blafard, paraissent plus foncés à l'horizon, et que le crépuscule est d'un rouge grisfttre au milieu duquel on voit des portions d'un rouge foncé qui passent au gris cl licruietlent à peine de distinguer le Soleil : dans ce cas, la vapeur vésiculaire est très abondante, el on peut compter sur du vent el une pluie prochaine.
« Les signes tirés de l'aurore sont un peu différents : quand elle est très rouge», on doil s'attendre à de la pluie, tandis qu*oiie aurore grise annonce du beau temps. La raison de celle diffirence entre une aurore et un crépuscule gris vient de ce que le soir celte coloration dépend surtout des cirrm, le maliu d'uH stratus qui cède bientôt aux rayons du Soleil levant, tandis que les cirrus s'épaississent pendant la nuit. Si, au lever du Soleil, il y a assez de vapeurs condensées pour que le Soleil paraSK rouge, il esl alors 1res probable que dans le cours de la journée le courant asccnriaiil délerniinera la lorniation d*une couche épaisse de nuages. » (Météorologie.)
g 2. U: MIKAGE.
La réfraction des rayons lumineux (jui ont à traverser, soil les couches (Mil ières de l'almosphère, soit quelques-unes d'entn» (»lles, donne lieu à [ilusieuis phénomènes, parmi lesquels nous avons décrit déjà l'élévation apparente des objets au-dessus de leur position réelle : ce qu'on nomme la réfraction atmosphérique. Le mirage est un phénomène dii à la même cause. Oii Tobservi» i»rincipalement à la surface des plaines de sable, quand le sol est fortement échauffé par les rayons du Soleil. Le voyageur