ET NATURELLES
Tels sont, dans leurs traits les plus essentiels, les procédés de cet art nouveau, Tune des applications les plus originales des lois de la physique combinées avec celles de la chimie. Tels sont les principaux progrès réalisés depuis Daguerre. Nous n'avons fait, bien entendu, que donner une idée des méthodes diverses qui constituent la pratique photographique, en essayant de les rattacher aux principes de la science ; mais tout n'est pas expliqué encore dans les réactions que détermine l'influence des ondes lumineuses, et c'est aux physiciens et aux chimistes» plus qu'aux photographes de profession, même les plus habiles, qu'incombe la tâche de dissiper l'obscurité qui règne encore sur ce point.
Telle qu'elle est, la photographie a déjà rendu aux arts et aux sciences les plus éminents services. Elle est elle-même, à un certain point de vue, un art qui exige de ceux qui le cultivent des facultés indépendantes de l'habileté technique. Le choix des sujets, dans le portrait comme dans le paysage, l'arrangement des poses, l'étude de l'éclairement le plus favorable à une reproduction véritablement artistique, supposent des facultés que l'éducation peut développer si le sentiment intime préexiste, mais qui ne sont pas données à tous les praticiens,
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Fi}|. 3<M. — )licn>sco|ie ]iliDli>gra|ihïiiue.
irlicrnlTiviit uiu' nt'ltt'lt'dans les détails el dans l'enseinble, une l'MirliluiU' dans to dessin i]uo la gravure égale à praDd'peine, (|nVIIo no jM-nl. on lonl cas, surpasser. D'ailleurs, les vues |i|inli)|2nt|dMt|nos de oo }it'inv sont les plus uliles auiiliaires du doxvjiialour, du graveur ou du |>oinlre. Il n'en est pas tout à fait <\\\\^\ pour los t»l>loau\ iH'inls. |kuvo que les diverses couleurs n'ont p.it K( utèuto aolion plioUk-rénique sur les substances impiv^>ioou,iI'K-i ; ainsi, los bleus viennent plus clairs, les jaunes v\ |i>> \oi(s ï^ont ^onxenl woirs, de sorte que la reproduction d un laMosUt (vmi. (k'iuio [vur le dessin, est en général mé-
diocre au point de vue de la couleur. Les copies de ce genre n'en ont pas moins le charme d'une fidélité que les copies peintes ne peuvent égaler en ce qui concerne le dessin et l'ensemble'.
Les fac-similé des gravures anciennes ou rares, dont les planches originales ont disparu ou sont usées, sont admirablement reproduits par la photographie , et là encore celle-ci
Fig. 5bi. — Une puce. Fic-simile d'une photographie microscopique.
rend et ne cessera de rendre aux artistes et aux amateurs des services signalés.
Les réserves qu'il faut faire au point de vue purement artistique n'existent plus, si nous passons aux applications de la photographie aux sciences positives, physiques et naturelles.
I. • Les arlisles commencent ï mieux apprécier lous les araaUgea que leur offre la photographie pour la vulgarisation Je leurs œuvres, et il en est peu maintenant qui songeai ï i-éclamer le secours de la gravure au burin. La photographie, en eiïet, leur ofTre de nombreuses ressources, acec une rapidité d'exécution que le graveur ue peut leur donner. Aussi tableaux, dessins ï la plume, au crayon, au fusain, passent-ils maintenant dans l'atelier du photographe et, suivant le goût ou les intentions de l'ai'lisle, ils peuvent èlve rendus par les divers procédés photographiques, i (Davanne.)
La géographie, l'ethnologie, l'anthropologie en profiteol les premières. La reproduclion des sites, des montagnes, et de leur profil, de leurs dispositions naturelles, celle des \illes, des nioDuments, des ports, des habitants des divers pays, de leurs costumes, des objets de toute sorte, ustensiles, armes, elc.. sont désormais à l'abri de l'inhabileté des dessinateurs, de l'infidélité souvent involontaire, quelquefois voulue, des narrateurs, des voyageurs, le procédé ne permettant aucune exagération, ui flatterie, ni dénigrement. Quelle précieuse ressource, surtout pour les aulhropologisles qui pourront rassembler ainsi désormais les types vrais des races humaines et de leurs innombrables variétés !
l/hisloire naturelle, la médecine, l'anatomie el la physiologie ne sonl pas moins intéressées aux applications de la photographie par les ressources infinies qu'elles . , , , , . „ peuvent en tirer pour
Fig. 355. — Coupe d'un fanon de baleine. Repro- ^ ^ ^
duclion d'une photographie microscopique par le IciirS éludcS SpeCialCS.
prcÉdé d'héiiog™™ Omni. 1^^ préparalions qui ne
peuvent se conserver qu'à grands frais, les anomalies végcUlcs ou animales, ou humaines, une fois fixées par la lumière a>« leurs véritables formes, leurs parlicularilés les jilus minuliousts. ainsi mullipliées pour les savants, multiplieront de même les sujets d'étude en servant de base certaine à la discussion des hommes de science. Grâce à la pholomicrographie et aux procédés d'agrandissement, l'étude des tissus végéUui et animani. celle des êtres infiniment petits que révèle le microscope, reçoil et recevra de plus en plus un secours immense. Il est inutile d'eu développer les raisons. Ce que nous avons dit pour