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LES SOURCES DE LUMIÈRE — PRODUCTION ET TRANSFORMATION DBS RADIATIONS

g 1. L*U«GaND£SCENGE. — DiCAnDESGEKGE DES SOUDES ET DES LIQUIDES.

Tous les corps, solides, liquides ou gazeux, portés à une température élevée, deviennent lumineux dans l'obscurité. Ils sont alors à l'état dHîicdndescence. Ce phénomène est souvent accompagné de combinaisons chimiques qui ont lieu principalement entre un ou plusieurs éléments du corps et l'oxygène de l'air, et alors il y a combustion. Nous avons journellement sous les yeux des exemples de faits de ce genre. Le feu n'est autre chose que l'incandescence d'un corps, c'est-à-dire le dégagement de chaleur et de lumière au sein d'une masse de matières organiques ou minérales, dont la température a été élevée à un certain degré. Outre les parties solides, devenues lumineuses, morceaux de charbon ou de braise, de houille ou de coke, le feu contient des flammes, plus ou moins vives, c'est-à-dire des gaz incandescents.

Mais il faut distinguer entre l'incandescence simple des solides et même des liquides, qui peut avoir lieu sans qu'il y ait combustion ou quand la combustion proprement dite a cessé, de l'incandescence produite par les combinaisons chimiques elles-mêmes. Ainsi, la plupart des métaux rougissent au feu : quelques-uns, avant de devenir lumineux, changent d'état et se fondent, mais le métal liquide devient rouge lui-même, sans

qu'il y ait eu de combuslion. Les pierres, le verre, la terre, etc., rougissent de la môme façon.

Une sj)irale d'acier qu'on enflamme sous une cloche pleine d'oxygène et qui jaillit en étincelles brillantes (fig. 146), est au contraire un exemple d'un mêlai devenu incandescent par la combuslion. La haute température est ici produite par une combinaison chimique, celle l'oxygène avec le fer.

Il en est autrement du bois et des autres matières organiques et végétales, qui se décomposent en brûlant, et dégagent des gaz qui brûlent sous la forme de flammes plus ou moins vives et plus ou moins colorées. Le charbon de bois, le coke, brûleul presque sans flamme ; il est vrai que ces corps ont déjà subi une combustion partielle.

Les différents corps deviennent-ils lumineux à la même lempéralure, et s'il en est ainsi, quelle est la températureà laquelle ils commencent à émettre assez de lumière pour devenir lumi- Fig. i*6. — CowboBiion du fer dans ncux daus l'obscurité? On ad-

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mettait généralement que c est entre 500* et 600* centigrades que tous les corps commencent à émettre de la lumière, lumière d'abord faible et d'une couleur rouge sombre. Mais M. Edmond Becquerel a fait sur ce sujet des expériences d'où il résulte « qu'on peut, sans erreur bien grande, prendre un terme compris entre 480* et 490" pour celui où les corps solides commencent à émettre quelque trace de lumière dans l'obscurité par l'action de la chaleur, ou bien en nombre l'end celui de 500", qui a été admis généralement jusqu'ici pour la limite où les substances commencent à devenir visibles dans une enceinte faiblement éclairée. » {La Lumière, t. I.) On trouve la même limite de température, ou 500", pour l'incandescence des corps très peu lumineux, par exemple pour celle

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