‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 99 sur 185 · DIRECTION DES VIBRATIONS LUMINEUSES · texte numérisé non relu

DIRECTION DES VIBRATIONS LUMINEUSES

g 4. DIRECTION THAK8V£R$ALE DES VIBRATIONS LUMINELSES.

Nous nous arrêterons là dans la description des phénomènes que produit la lumière polarisée, phénomènes des plus intéressants, et dont rénumération seule exigerait de longues pages. Le but que nous nous sommes proposé en abordant cette partie (le l*oplique est beaucoup plus, nous Favouons, d'exciter la curiosité du lecteur, et de l'engager ainsi à entreprendre une étude plus complète, que de lui donner une idée nette des causes de ces phénomènes, c'est-à-dire de montrer quelle explication reçoivent ceux-ci dans la théorie des ondulations. Nous ne pouvons nous empêcher cependant de résumer en quelques lignes les importants progrès que la théorie a faits, sous l'impulsion des découvertes qui se sont succédé si rapidement au commencement de notre siècle.

Nous avons vu dans un chapitre précédent que les phénomènes lumineux sont dus au mouvement vibratoire du mih'eu élastique qu'on nomme éther. Les phénomènes d'interférence, inexplicables dans le système de l'émission, trouvent au con- Iraire dans l'hypothèse des ondulations une explication des plus simples et des plus satisfaisantes ; mais elles n'apprennent rien sur le sens dans lequel ont lieu les vibrations de l'éther. On pouvait supposer avec une égale vraisemblance que les oscillations d'une molécule s'effectuent, soit dans le sens de la propagation de la lumière, soit dans une direction parallèle à la surface des ondes, ou perpendiculaire au rayon lumineux, soit enfin dans une direction quelconque oblique à ce rayon.

Mais en adoptant la première hypothèse, celle qui assimile pour ainsi dire les ondes lumineuses aux ondes sonores, il était impossible de rendre compte de la transformation que subit un rayon lumineux quand il a traversé un milieu biréfringent, ou qu'il s'est réfléchi sous un certain angle à la surface d'un corps poli. Pourquoi, si les vibrations étaient longitudinales, le layon polarisé aurait-il, dans certains plans, des propriétés

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particulières? Pourquoi ces propriétés appartiendraienl-«lk's exclusivement à certains côtés du rayon? Ces objections portaient une grave atteinte à la théorie des ondulations, quand Fresnel eut l'idée de substituer à l'hypothèse des vibralions longitudinales celle des vibrations transversales perpendicu-

Fig. 3*17. — Augustin frestii'l.

lairesà la direction de la propagation lumineuse. Uii rayon de lumière naturelle est alors celui dans lequel les mouveraenU vibratoires s'effectuent successivement dans tous les sens à la surface de l'onde, ses propriétés doivent donc être les mêmes de tous les côtés. Mais si ce rayon vient à traverser un pohniseur, en sortant du milieu biréfringent, les vibrations dont il «.'

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