BALANCES DU COMMERCE
reculé le long de la tige divisée, l'ait équilibre aux corps pesants placés dans le bassin Q ou suspendus au crochet. On reconnaît que cet équilibre a lieu quand le fléau conserve, après quelques oscillations, une direction horizontale.
La romaine est ordinairement construite de façon que le centre de gravité 0 de tout l'appareil se trouve sur la verticale qui passe par l'arête du couteau de suspension et un peu audessus. Alors, en l'absence du poids curseur et de tout poids placé dans le plateau, le fléau reste en équilibre en prenant une position horizontale. Le zéro de la graduation est donc au j)()int de suspension lui-même. Les différentes divisions ont été obte-
nues en plaçant un poids connu, de 1 kilogramme par exemple, dans le plateau et en cherchant le point du fléau où le poids curseur produit l'équilibre : en ce point, on marque 1 kilogramme. La longueur comprise entre 0 et 1, partagée en divisions décimales et portée sur le grand bras du fléau, donne la graduation de la romaine. C'est une balance assez commode, puisqu'elle n'exige pas l'emploi de poids marqués, et propre à la mesure des poids considérables, quand on ne tient pas à une évaluation rigoureuse. Elle est peu sensible; aussi l'usage n'en est-il légalement autorisé que si elle trébuche pour un excès de poids égal à la 500' partie de sa charge maximum.
La balance à bascule (fig. 198) ou de Quintetu, (c'est le nom
de l'inveiileur) est basée sur le même principe que la romaine, le corps à peser et les poids agissant à l'extrémité de bras de levier inégaux. Mais il y a cette différence que ces deux bras sont de longueurs variables et que c'est à l'extrémité du bras le plus court qu'agit le corps à peser ; la balance à bascule exige donc, comme les balances ordinaires, une série de poids; mais ces poids sont moindres que ceux des objets : par exemple, si le rapport des leviers OB et OC est celui de 1 à 10, on fera équilibre aux corps pesants avec des poids marqués dix fois moins lourds. Les objets à peser se placent sur la plate-forme DE, et les poids marqués se mettent {lans le plateau abc. L'équilibre existe quand les pointes nm se trouvent en regard.
Fig. 198. — Balance à bascule ou de Quinlenz.
La plate-forme DE, sur laquelle on place le corps à peser, repose par une arête horizontale I sur une pièce KL formant levier mobile autour de K et agissant par le coude LA sur le bras OA du fléau ; elle repose par un second point sur la pièce T qui est reliée par une tige verticale au point B du levier OB. Les distances IK et KL étant établies proportionnelles à OB et OA, il résulte de cette disposition que la plate-forme DE, horizontale avant qu'on y place le corps à peser, restera horizontale quand ce corps, par son poids, la fera fléchir; ou, ce qui revient au même, le mouvement du j)oint A sera au mouvement du point B dans le rapport môme des bras de levier OA et OB. D'où cnlin cette conséquence, que l'action du poids du corps, qui est répai'lie en B et en A, est la même que si elle