GAMME OU INTERVAI LES
rliYSlClEN'S
PïrilAGOniCIENS
ou
ou
secoude majeure
ou
fa
ou
sol
ou
la
ou
Ci 1
si
ou
ou
Comme on voit, sur huit interYalles, cinq sont identiques dans les deux gammes ; les intervalles différents sont représentés par des nombres moins simples dans la gamme pythagoricienne, qui a, d'un autre côté, l'avantage de ne procéder que par des successions de secondes majeures et de secondes mineures respectivement égales entre elles. Tandis que la succession des sons est représentée dans la gamme des physiciens par les nombres :
dans la gamme pythagoricienne on a la suite beaucoup plus régulière :
En tout cas, les différences sont d'un ordre très faible; le rapport du ton majeur ] au ton mineur g" est égal à f^. C'està-dire que l'excès de hauteur du premier intervalle sur le second est marqué par l'excès d'une seule vibration sur 80 vi-
bralions : c'est ce qu'on nomme un comma. La même différence existe entre les intervalles de la seconde mineure ~ dans la gamme des physiciens et de la seconde mineure ~. dans la gamme des pythagoriciens. Théoriquement, chacune des deux échelles musicales ainsi constituées peut être justifiée sous certains rapports et attaquée sous certains autres. Il ne nous appartient pas de décider ^
Quant à la gamme dite tempérée, ce n'est qu'un compromis, non entre les deux autres, mais entre la gamme vraie, quelle que soit celle qu'on adopte, et la malheureuse nécessité où l'on s'est trouvé d'identifier les dièzes et les bémols, afin de rendre plus simples les instruments à sons fixes. Ce n'est, à vrai dire, qu'une fausse gamme.